Tony Parker (France) face à Ogo Adegboye (Grande-Bretagne)
Tony Parker | AFP PHOTO / GLYN KIRK

Les Bleus domptent la Lituanie

Publié le , modifié le

L'équipe de France a réalisé lune belle performance en s'imposant devant la Lituanie (73-67), lors de son deuxième match du 2e tour du championnat d'Europe vendredi à Vilnius. Dans une salle chauffée à blanc tout acquise aux Lituaniens, et bien que privés de Gelabale, les Bleus ont signé leur septième succès de rang dans la compétition et sont assurés de terminer dans les deux premiers de leur groupe.

Cette victoire permet au passage à l'équipe de Vincent Collet d'entrer dans l'histoire puisque c'est la quatorzième de suite depuis sa défaite face à l'Espagne le 9 août en préparation, record de 1979 battu.

En dedans jusque-là dans cet Euro, Nando De Colo a été l'homme du match pour les Français. Le meneur de Valence a profité de l'absence de Mickaël Gelabale, blessé à une cheville, pour se lâcher en attaque (21 points dont 13 dans le dernier quart) aux côtés de Tony Parker (19 points). Les Bleus se sont imposés grâce à un grand match en défense face à la Lituanie qui avait passé 100 points aux Serbes et malgré quelques frayeurs et cinq lancers ratés par Parker et Diaw dans les deux dernières minutes. Avoir battu l'un des deux principaux favoris chez lui, dans une ambiance de feu, signifie aussi que la France ne peut plus se cacher. Après déjà avoir dominé des nations fortes comme la Serbie, la Turquie, l'Allemagne et l'Italie, elle a souligné son statut de gros outsider pour le titre avant les quarts de finale qui auront lieu mercredi et jeudi prochains à Kaunas. Car doucher l'enthousiasme de 11.000 poitrines tout en vert n'a rien d'anodin et la manière avec laquelle les Bleus y sont arrivés donne à la fois un aperçu de leur potentiel basket et de leurs qualités mentales.     

Un match de feu

C'était pourtant un match compliqué. Parce qu'il y avait en face la Lituanie chez elle. Même si pour l'occasion les artilleurs baltes ont eu beaucoup moins de réussite que d'habitude (44%). La France, se sachant déjà qualifiée, pouvait se relâcher un peu. Parce que Gelabale était blessé. Et à cause de la fatigue accumulée lors de six matches sous haute tension. Mais les Bleus ont trouvé les ressources pour surmonter tous ces obstacles et imprimer une énorme pression défensive, symbolisée par un contre monumental de Séraphin sur Valanciunas, tout en contrôlant les airs grâce à un Noah impérial au rebond (13 prises et 9 points) pour faire la course en tête (30-21, 17e).Il fallait être fort aussi dans le troisième quart-temps pour résister à la pression du public sur le rush des Lituaniens qui sont passés devant (43-48) en empêchant la France de marquer le moindre point en cinq minutes. Les Bleus ont finalement fait la différence dans le dernier quart sur la classe retrouvée de De Colo et en continuant à coller jusqu'au bout aux basques des shooteurs baltes, pour continuer leur parcours irrésistible.

Ce nouveau succès est peut-être le plus beau puisqu'il a été décroché sous les sifflets d'un public bouillant et qu'il assure aux Bleus de terminer dans les deux premiers de leur avant leur dernier match face à l'Espagne contre qui ils joueront la première place dimanche.groupe

Déclarations

Nando De Colo (arrière de l'équipe de France): "J'ai conscience d'avoir fait un bon match, mais c'est juste mon jeu que j'ai montré ce soir, j'avais plus de temps de jeu que d'habitude, je l'ai exploité c'est tout. J'ai eu beaucoup de ballons en première main, ça m'a permis de dérouler mon jeu, c'est très bien, j'espère que ça va continuer comme ça. Tout le monde était content. On était là pour faire un grand match. Mais on sait bien que, par le passé, on a pu arriver en quarts de finale sans défaite et y perdre. Il faut garder ça en tête."

Tony Parker (meneur de jeu de l'équipe de France): "Ce n'est pas un exploit, on a juste fait un bon match. On a été solide, on a bien défendu et on a eu un très bon Nando (De Colo). Il a mis les tirs qu'il fallait. Ca change beaucoup de choses. On attendait depuis deux matches qu'il se réveille et qu'il soit agressif. Il l'a été ce soir. La défense est notre point fort, si on met de la pression tout terrain et qu'on arrive à contrôler le rebond avec Joakim (Noah) on est bien. On a joué notre jeu."