NY Knicks Walker lay-up 052010
Bill Walker monte au dunk pour les New York Knicks | AFP - Getty

La reconquête new-yorkaise

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La saison 2010-2011 de NBA s'ouvre le 26 octobre. Un peu partout en Europe, les franchises américaines préparent leur retour à la compétition. Parmi elles, une équipe sera particulièrement attendue : New York. Les Knicks, dans une saison annoncée comme celle du renouveau, doivent confirmer l'espoir qui est placé en eux. Ils peuvent compter sur un renfort de poids : Amar'e Stoudemire.

Les Knicks en ont assez de vivre dans le passé. Autrefois redoutable, New-York n'est plus une franchise qui fait rêver, loin derrière les Lakers, les Celtics ou même Miami : l'équipe qui risque de faire trembler les parquets lors de l'exercice à venir. La saison 2010-2011, qui s'ouvre le 26 octobre par le choc entre Boston et Miami, doit être celle de la reconquête. L'occasion de retrouver le chemin des Play-Offs à défaut d'accrocher un titre qui fuit la formation new-yorkaise depuis 1973 et une victoire face aux Lakers.

Pour faire face cette saison, l'équipe a décidé de prendre les choses en mains en recrutant. Si elle n'est pas parvenue à attirer le MVP LeBron James dans ses filets, elle peut se targuer d'avoir fait signer la légende Amar'e Stoudemire. Arrivé des Suns, après huit saisons ahurissantes, avec plus de 20 points de moyenne par match (hormis la saison 2005-2006 où une blessure l'a tenu écarté des parquets) il a signé un contrat de cinq ans pour 100 millions de dollars. Preuve de la confiance qu'inspire le joueur cinq fois membre du All-Star game. La franchise a certainement trouvé là le meneur qu'elle attendait tant. 

A son arrivée s'ajoute celle de Ronny Turiaf, directement parachuté de Golden State. Le Français, aujourd'hui âgé de 27 ans, s'offre un nouveau challenge à la portée de son talent. Le pivot espère pouvoir s'y rendre indispensable. Ses deux anciens partenaires des Golden State Warriors, Kelenna Azubuike et Anthony Randolph ont fait le déplacement avec lui.

Les nouvelles venues pourront-elles rappeler l'âge d'or des années 90, sous l'ère de Patrick Ewing ? Elles devront en tout cas, dans un club sevré de titre depuis 37 ans, répondre à l'attente grandissante de leurs supporteurs. La tâche sera compliquée au sein d'une équipe en pleine reconstruction. Cela fait désormais six ans que la franchise de la Grosse Pomme n'a plus rallié les Play-Offs. Son récent échec en pré-saison, face au Minnesota (100-106) à Bercy, montre que l'équipe a encore besoin de rodage.