Christian Monschau donne ses consignes
Christian Monschau (Gravelines) donne ses consignes | PHOTOPQR/VOIX DU NORD TEAMSHOOT

La Pro A sur le retour

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Sur la lancée d'un Euro réussi pour l'équipe de France et d'un lock-out NBA "favorable", le basket français a vécu une demi-saison faste (si on met de côté les coupes européennes). Vendredi, elle bascule vers sa deuxième partie plus intense. Voici les principaux enjeux.

La semaine des As

Fait principal de la fin des matches allers, les nominés pour la Semaine des As sont connus. Les Oscars, on les aura fin février à Roanne (du 16 au 19). Compétition à part dans le calendrier, elle consacre l'équipe en forme …de la semaine. Rares sont les N.1 de la saison régulière à avoir conquis le titre. Il est surtout question de dynamique et de bonne gestion de la fatigue sur les trois matches en quatre jours. L'an passé, Cholet s'était fourvoyé d'entrée à Pau pendant que Gravelines étoffait son palmarès après sa Coupe de France 2005. Le grand absent de l'édition 2012 est Villeurbanne qui paye cash son mauvais début de saison et la jeunesse de son effectif. Qualifié en tant que club hôte, Roanne sera à éviter en quarts. Poussée par son bouillant public dans la nouvelle Halle Vacheresse, la Chorale est capable de tous les miracles.

Gravelines en position de force

Leader de Pro A avec seulement deux défaites, Gravelines-Dunkerque continue sur la lancée de sa saison 2010-2011 (demi-finaliste). En recrutant (Albicy, Vaty, Sy), les Nordistes ont habilement joué la carte tricolore et évité le feu de paille des NBAers. Véritable rouleau-compresseur offensif, le BCM est surtout un monstre défensif. Avec 66 pts encaissés en moyenne, il est loin devant les autres bons élèves de la ligue (2e et 3e, Orléans et Nancy sont à 70,3 et à 74,1). Mais au-delà des chiffres, Gravelines affichent une supériorité et une confiance que l'on ne sent pas chez ses rivaux, notamment Nancy qui ne carbure plus à la Batmania. Actuellement, le Sluc est perfusé à la forme de Shuller et Moerman. Ça ne marche pas à chaque matche. Son premier match retour contre Le Mans samedi aura valeur de test. Dauphin du BCM, Chalon tient lui toujours le rythme à l'image d'un Montpellier en Ligue 1 de football. Mais l'effet de surprise de fonctionne plus et les premiers accrocs pourraient arriver comme au Havre samedi dernier (défaite 81-80).

Asvel et Cholet largués

Après quinze journées, pas besoin de mise au point, la photographie de la Pro A est nette. Derrière le top 6 qui se tient en trois victoires (de 13-2 à 10-5), il y a un deuxième wagon de cinq équipes qui devraient lui se battre pour les deux dernières places en play-offs. Miraculeusement repêché pour les As, Cholet a probablement mangé son pain noir. Surtout, le CB, champion en 2010 et finaliste en 2011, peut s'appuyer sur un Fabien Causeur retrouvé et en pleine santé (15,9 pts de moyenne et 15,5 à l'évaluation). Le cas de Villeurbanne est plus épineux. "Léger" dans le secteur intérieur, l'Asvel manque de poids et d'impact. Dans un championnat très athlétique, le handicap est certain. Les Verts devront être costauds pour devancer Dijon, Roanne et Strasbourg.

Opération maintien à Pau

Si on considère le cas de Hyères-Toulon comme désespéré (NDLR : dernier et sous la menace d'un retrait de 3 pts si le CNOSF confirme la sanction de la LNB), il ne reste plus qu'une place dans l'ascenseur vers la pro B. Là-aussi, la lutte sera serrée entre Poitiers, Pau-Orthez, Nanterre et Le Havre. Un match à quatre où le point-average particulier sera important. A mi-parcours, les Palois ne sont pas au mieux avec une lourde défaite au Havre (102-62), une défaite à domicile contre Poitiers (84-85) et une victoire de 5 pts sur Nanterre (89-85). Pau-Lacq-Orthez jouera donc tous ses rivaux à l'extérieur. Après Limoges l'an dernier, c'est un nouveau poids lourd du basket français qui pourrait redescendre à l'échelon inférieur.