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Paul Pierce (Boston) | AFP - Getty

La NBA attend son dénouement

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Tout a basculé en un match. Enterrés après leurs deux défaites consécutives, les Lakers se sont remis les bookmakers en poche grâce à leur écrasante victoire face à Boston 89-67. Kobe Bryant en tête, bien secondé par son fidèle Lieutenant Pau Gasol, ont hissé haut les couleurs de L.A. Pour la 17e fois en 64 éditions, la finale des Plays-Offs aura droit à un septième match. Spectacle garanti.

Le scénario parfait

Les supporteurs en rêvaient, les champions de Conférences l’ont fait. La finale de NBA trouvera son dénouement au terme d’un septième match explosif. Alors que Boston, champion 2008, avait la possibilité d’ajouter une ligne à son formidable palmarès, la franchise de l’Est a cédé sous la pression dans la nuit de mardi. Paul Pierce reconnait que les joueurs ont été bloqués par l’enjeu, « trop nerveux » pour se battre à 100% pour leur titre. Les Californiens n’en demandaient pas tant pour se remettre en selle et n’ont pas laissé filer leur chance, livrant une performance de haute volée pour s'imposer 89-67. En l’espace d’un match, les coéquipiers de Pau Gasol sont passés du statut de condamnés à celui de favoris.

Sur le parquet de Los Angeles, ce seront deux des plus beaux palmarès de l’histoire de la NBA qui s’affronteront. A elles deux, les formations comptabilisent 32 titres (17 pour les Celtics et 15 pour LA). Le passif des deux équipes donne l’avantage à Boston, invaincu contre Los Angeles en « game 7 » en quatre rencontres. Une raison supplémentaire pour les coéquipiers de Bryant de se surmotiver. "On a l'habitude de ces situations, on sait ce qu'on a à faire, je connais l'enjeu, mais ça reste juste un match qu'il faut gagner", confie t-il. La tension monte à quelques heures du match en même temps que les entraîneurs affirment leur motivation : "Ce sera électrique", prophétise le technicien de Boston, Doc Rivers. Ce à quoi rétorque Phil Jackson : "Ce sera celui qui mettra le plus d'intensité, de passion dans son jeu qui l’emportera".

Une victoire des Lakers que beaucoup espèrent, dont le président américain, Barack Obama, qui a réaffirmé son soutient aux joueurs de LA. Dans son éloge, il a notamment mis en avant la qualité du géant espagnol Pau Gasol (2m13). « Je pense que Gasol est peut-être le meilleur "big man" (joueur intérieur) de NBA en ce moment, a indiqué le Président. Il est différent  de Dwight Howard (Orlando) mais il a un jeu de jambes incroyable, de la vitesse, de la science du jeu et il joue magnifiquement bien. » Difficile de lui donner tort, l’intérieur espagnol a littéralement éclaboussé le dernier match de sa classe. Avec ses 17 points, 13 points et 9 passes décisives, il est passé à une passe du triple double. Son défenseur, Kevin Garnett, a du souci à se faire.

Quant à Kobe, il n’a pas été en reste des louages présidentiels. « Kobe (Bryant) est le plus farouche compétiteur de la Ligue et les Lakers ont en Phil Jackson celui que je pense être le meilleur entraîneur de NBA, a-t-il poursuivi. Ils vont être épatants. » Pour confirmer ou contredire le présage de l’homme le plus puissant du monde, il faudra se lever tôt en Hexagone. Rendez-vous à 3h00 vendredi matin pour les insomniaques.