Evan Fournier
Evan Fournier | Phelan M. Ebenhack/AP/SIPA

Evan Fournier : "On peut faire quelque chose de grand"

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Evan Fournier a terminé ses vacances à Hawaï en même temps que les Finales NBA ont livré leur verdict. De retour en France pour se préparer en vue de l’Eurobasket, l’arrière tricolore de 22 ans, en constante progression depuis son arrivée en NBA il y a trois ans, était de passage à Paris mercredi. Francetvsport l’a rencontré pour faire le point sur ses progrès, son rôle futur à Orlando et ses chances d’intégrer le groupe final de Vincent Collet en septembre prochain.

Les Warriors sont devenus champions NBA dans la nuit de mardi à mercredi. Mérité ? 
Evan Fournier : "C'est un résultat logique. J’avais misé Golden State, à la base je pensais qu'ils allaient gagner en sept matches. Mais à partir du moment où (Kyrie) Irving et (Kevin) Love se sont blessés… Les Warriors ont dominé pendant toute la saison, c’est juste normal que la saison se termine comme ça. Je suis ravi pour Andre (Iguodala, avec qui Fournier a joué une saison à Denver, ndlr). Si au début de saison tu m’avais dit que c’est lui qui allait être nommé MVP des Finales, je ne t’aurais pas cru. Mais sur la série, c’est mérité. Il a accepté de se sacrifier sur le banc pour l’équipe, malgré son statut de All-Star, et l’équipe le lui a bien redonné en finale. C’est un symbole de ce qu’ont été les Warriors cette saison. Il a été indispensable en défense sur LeBron James, il a mis les bons tirs, a fait les bonnes passes… Je suis hyper content pour lui, c’est un gars super, drôle et agréable". 

LeBron James a fait ce qu'il a pu...
EF : "Il a été vraiment, vraiment très impressionnant. Il a porté son équipe à bout de bras. Il a été constant, il a tenu le coup physiquement, au match 6 il plante encore 35 points, 18 rebonds et 9 passes… C’est juste son équipe qui n’a pas suivi derrière. Sans Irving ni Love, ça n’était pas suffisant. C’est dommage, j’aurais beaucoup aimé voir une finale avec les deux équipes au complet."

La saison prochaine, Orlando aura un nouveau coach. Depuis deux semaines, on sait que c'est Scott Skiles. As-tu déjà eu l'occasion de parler avec lui ?
EF : "Je ne le connaissais pas personnellement mais j’ai pu le rencontrer pendant une bonne heure avant mon retour en France, dans ses bureaux à Orlando. On a pu échanger tranquillement, discuter de la saison prochaine. J’ai eu une très bonne impression. Je suis impatient de pouvoir travailler avec lui. Il m’a tenu le même discours que celui vu dans les médias américains récemment : il compte sur moi pour la prochaine saison."

Quel rôle prévoit-il pour toi ?
EF : "Je ne sais pas du tout, je pense qu’il ne sait pas non plus. Sixième homme ou autre, il attendra sans doute le training camp pour décider."

"J'ai encore une belle marge de progression"

Que retiens-tu de ta première saison en Floride, encourageante au début puis gâchée par les pépins physiques ?
EF : "Je garde une impression très positive, c’était pour moi une bonne saison. J’avais des responsabilités. Les blessures ont un peu tout gâché sur la fin mais bon, ça fait partie du basket, j’ai su l’accepter. J’ai beaucoup progressé, beaucoup appris. C’était ma troisième saison en NBA, je commence à m’habituer au jeu NBA, au rythme des matches. Physiquement, j’ai pris. L’année prochaine, j’espère continuer sur ce rythme avec un peu plus de victoires. Être plus régulier fait évidemment partie de mes objectifs principaux, même si je peux encore progresser dans tous les secteurs. Tous. Physiquement, le tir, le dribble, la connaissance du jeu. J’estime avoir toujours une belle marge de progression, donc je compte évoluer encore à un niveau supérieur la saison prochaine."

Te sens-tu dans un bon cadre dans cette jeune équipe d'Orlando ?
EF : "A 22 ans, je ne suis même pas considéré comme un jeune joueur dans cette équipe, je suis juste dans la moyenne d’âge ! On a un gros potentiel, à nous de le concrétiser. Pas dans deux-trois ans. Dès la saison prochaine. On est conscient qu’on peut aller en playoffs et faire des choses assez intéressantes."

Où en es-tu physiquement? Prêt à rejoindre le groupe tricolore ? 
EF : "Je suis bien, je m’entraîne, je suis à 100%. L’équipe de France, j’y pense depuis le jour où la saison NBA s’est terminée."

Pas contacté par l'équipe de France mais "très confiant"

Avec les autres joueurs français de NBA, avez-vous eu l'occasion de parler de cet Eurobasket à la maison ?
EF : "Pas pendant la saison, non. Il y a beaucoup trop d’échéances et de matches en NBA pour qu’on pense à la sélection. On l’évoquait, on se disait que ça allait être d’autant plus sympa que ça allait être chez nous, mais ça s’arrêtait là. Nos conversations portaient surtout sur nos petites vies et sur la saison NBA."

En avril, tu te disais surpris de n’avoir eu aucun contact avec Vincent Collet: qu’en est-il maintenant que tu as intégré une pré-liste de 24 joueurs ?
EF : "Je n'ai toujours pas été contacté par le staff de l'équipe de France, mais je ne m’en fais pas. Je me dis que Vincent n’a pas encore terminé la saison avec Strasbourg et que c’est normal, c’est encore un peu trop tôt."

A combien estimes-tu tes chances d’intégrer comme l’an passé le groupe final de 12 joueurs ?
EF : "(Assuré) Je suis très confiant. J’ai hâte. On a tous conscience qu’on peut faire quelque chose de grand."