Zvezdan Mitrovic, le coach de l'Asvel, incrédule
Zvezdan Mitrovic, le coach de l'Asvel, incrédule | MAXPPP - PQR - LE PROGRES - Joël PHILIPPON

Euroligue : L'Asvel tombe à domicile contre le Fenerbahce

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L'Asvel a encaissé une deuxième défaite à domicile en Euroligue face à une belle équipe du Fenerbahce pourtant privée de Nando De Colo. Les champions de France en titre, menés de plus de 10 points dès l'entame du deuxième quart-temps, n'a jamais su revenir dans le match pour finalement s'incliner sur le score de 88 à 72.

"Ils vont venir le couteau entre les dents pour essayer de nous en mettre une". Antoine Diot avait vu juste en conférence de presse d'avant-match. Galvanisés à l'idée d'affronter le petit poucet d'Euroligue, le Fenerbahce a profité de son déplacement à l'Astroballe pour se relancer après sept défaites lors de ses neuf premiers matches en écrasant l'ASVEL sur le score de 88 à 72 et infliger au club de Tony Parker sa deuxième défaite consécutive sur le parquet de l'Astroballe. Auteurs de 50 points en cumulé, la triplette Derrick Williams, Vladimir Stimac et Melih Mahmutoglu n'a laissé aucune chance à ses adversaires de ce vendredi soir, malgré une belle prestation de David Lighty (18 points). Avec 5 victoires pour autant de défaites, le club rhodanien reste dans la course aux Playoffs. 

Un match dans le match

Tant attendu, le duel entre l'ancien pensionnaire de NBA (9 saisons) Derrick Williams et la révélation européenne de la saison Tonye Jekiri a débuté sur des chapeaux de roue. Auteur des sept premiers points de l'ASVEL, le pivot nigérian a parfaitement répondu au combat déclenché par Williams, qui n'a pas hésité à inscrire le premier panier de son équipe d'un dunk rageur à deux mains. Le match lancé, Français et Turcs, emmenés par leurs deux hommes forts du début de saison, ne se sont pas lâchés. Parfaitement en place en défense, les deux formations ont enchaîné les stops défensifs, ne marquant quasiment qu'en transition. Puis, l'attaque des champions de France a subitement coincé. Au coude à coude à la fin du premier acte (16-19) malgré un 0/5 à trois points, l'équipe de Tony Parker s'est mise à subir la loi des visiteurs, encaissant un 16 à 5 en cinq petites minutes, dont deux tirs primés d'un Melih Mahmutoglu plein de sang-froid (21-35). 

Fou furieux en voyant ses joueurs commencer à baisser la tête, Zvezdan Mitrovic n'a pas hésité à les secouer violemment lors d'un temps-mort. En vain. Un petit peu trop agressif en défense, Tonye Jekiri a été sanctionné de sa troisième faute personnelle dès la possession turque suivante, avant de s'éteindre. Frustrés, les Villeurbannais ont semblé ne jamais être dans la capacité d'empêcher les champions d'Europe 2017 d'imposer leur rythme. Même après cinq points consécutifs de Théo Maledon juste avant de rentrer aux vestiaires résonnant comme un simple coup d'épée dans l'eau comparé aux coups de massue de Vladimir Stimac pour clore le quart-temps (21 pts). L'ASVEL n'a jamais réussi à passer sous la barre symbolique des 10 points de retard avant de rentrer aux vestiaires (36-48).

Le Fener retrouve des couleurs

Bis repetita après la pause. Pourtant, David Lighty (18 pts) a bien tenté de sonner la révolte d'un tir à trois points contesté (24e, 39-50). Mais l'expérience des Turcs, présents lors des cinq derniers Final Four, a cette fois fait la différence face à la fougue des jeunes loups rhodaniens. Ce vendredi soir, le manque de profondeur de banc de Zvezdan Mitrovic leur a fait défaut. Tout le contraire du Fener, qui s’est parfaitement appuyé sur ses remplaçants, à l'image de Muhammed Ali, auteur de sept points dans le troisième acte, qui n'a pas laissé Amine Noua et ses six unités inscrites consécutivement dans le but de faire revenir l'ASVEL au score (52-67) ont été vaines. 

Avec 15 points de retard à 10 minutes de la fin, le fossé était trop grand pour les coéquipiers d'Antoine Diot. D'autant plus que sans Adreian Payne et leur étincelle Edwin Jackson, les champions de France n'ont jamais été capables de se surpasser, comme ils avaient su le faire depuis leur début de saison en Euroligue, pour renverser les monstres européens que sont l'Olympiakos, le Panathinaïkos ou encore le CSKA Moscou. L'Astroballe a vécu une nouvelle soirée de défaite (88-72). De lourde défaite même. Mais qui aurait pu parier que l'ASVEL serait toujours en positif après les dix premières rencontres (5-5) et toujours en course pour les Playoffs ? Personne, ou presque.