L'ASVEL
L'Asvel a encaissé sa 2e défaite d'affilée en Euroligue sur le parquet de Kaunas. | PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Euroligue : L'Asvel chute dans l'enfer du Zalgiris

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Après un très bon premier quart-temps, l'Asvel a peu à peu sombré sur le parquet de la Zalgiris Arena (70-56). Les joueurs de Zvezdan Mitrovic, impériaux en Jeep Elite, encaissent une deuxième défaite d'affilée mais gardent un bilan équilibré (2-2) avant d'accueillir Vitoria ce mardi sur leur parquet de l'Astroballe.

« Ce serait bien qu’on commence à défendre ». Zvezdan Mitrovic avait pourtant prévenu ses joueurs après la déroute de son équipe à Munich lors de la dernière journée. Encore raté. Il faut dire qu'historiquement, le parquet de la Zalgiris Arena ne réussit pas à l'Asvel. Alors que les champions de France en titre n'avaient jamais gagné lors de leur quatre déplacements à Kaunas, l'Asvel a une nouvelle fois chuté en Lituanie (70-56). Plus que dans le coup pendant les 10 premières minutes, le club de Tony Parker n'a pas résisté aux assauts répétés de Zach Leday, Marius Grigonis, Thomas Walkup et Arturas Milaknis, auteurs de 46 points à eux quatre. Et même un très bon Tonye Jekiri, en double-double avec 10 points et 10 rebonds, n'aura pas assez pesé pour que le seul club français d'Euroligue ne croit à une troisième victoire en quatre matches plus que quelques minutes.

Un démarrage en trombe

Visages fermés, Charles Kahudi et compagnie n'avaient qu'un seul but au moment où l'arbitre jetait la balle en l'air pour l'entre-deux : se venger de leur énorme déroute subie lors de la troisième journée sur le parquet du Bayern Munich (104-63). Car ces 41 longueurs d'écart, plus que d'être humiliants, correspondent à la plus lourde défaite subie par un club français depuis la création de l'Euroligue. Au point de faire oublier les deux victoires inaugurales des hommes de Zvezdan Mitrovic face à l’Olympiakos (82-63) et contre le Panathinaïkos (79-78) ? Sûrement pas. Mais une nouvelle débâcle européenne aurait fait tâche dans le vestiaire des champions de France en titre. 

Sur le premier tir du match, Antoine Diot a envoyé une ficelle à trois points, comme pour symboliser l'envie des Villeurbannais. Et qui de mieux que Charles Kahudi pour inscrire cinq points dans la foulée (5-12) et pousser la légende Sarunas Jasikevicius à prendre un premier temps-mort très rapidement ? Remobilisés par les reproches de leur entraîneur, les Lituaniens sont revenus dans le coup mais semblaient toujours sur le point de craquer devant le collectif des Français au moment où le buzzer de fin du premier quart-temps retentissait (6 passes décisives à 1, 14-20). 

Avant de sombrer

Puis, tout à changé. Très rugueuse, la rencontre est alors devenue une véritable guerre de tranchées. Complètement étouffés par le pressing des locaux, les joueurs de Mitrovic n'ont plus rien rentré pendant plus de cinq longues, très longues minutes (28-22). Son rythme imposé, Kaunas pouvait alors s'appuyer sur le talent offensif de Zach Leday (13 points) et Thomas Walkup (12 points, 6 passes) , pour rentrer aux vestiaires avec l'avantage au score (33-28). Mais surtout psychologique. 

Bis repetita au retour des vestiaires. Bloqués offensivement, à l'image d'un Edwin Jackson à 1 sur 8 aux tirs, les Villeurbannais se sont accrochés tant bien que mal (39-30) mais une fois que les locaux ont atteint dix points d'avance, ils ne les ont plus lâchés, malgré une remontée illusoire à la fin du quatrième quart-temps (55-47). Une dernière série de 11 à 0 pour le Zalgiris dans les dernières minutes a anéanti les derniers espoirs du club rhodanien, dont les absences d'Adreian Payne et de Théo Maledon, blessés pour plusieurs semaines, se sont plus que jamais fait sentir. Avant d'accueillir dès mardi prochain les Basques de Vitoria, également en délicatesse en ce début de saison européenne.