Fabien Causeur (Real Madrid)
Fabien Causeur (Real Madrid) | Alexey Filippov / Sputnik

Causeur, De Colo, Lauvergne... La France bien représentée en Euroligue

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Toujours aucun club tricolore mais douze français en Euroligue pour la nouvelle saison qui débute ce jeudi soir. De Fabien Causeur à Léo Westermann en passant par Nando De Colo et Joffrey Lauvergne, focus sur les ambitions des représentants de l'Hexagone.

  • Ils jouent le titre

Quatre Français sont sur la ligne de départ avec l’espoir légitime de soulever le trophée en mai prochain à Vitoria lors du Final Four. A tout seigneur, tout honneur, commençons par Fabien Causeur (Real Madrid). Le meneur de 31 ans a remporté sa première Euroligue la saison dernière avec en prime le titre de meilleur joueur de la finale. Avec le départ de Luka Doncic en NBA, le Real va devoir compenser mais reste l’un des favoris à sa propre succession avec son Français à la mène.

Lui aussi a connu les honneurs en Euroligue. Nando de Colo (CSKA Moscou) est reconnu unanimement comme l’un des meilleurs joueurs d’Europe et il est le leader d’une équipe qui ne rate quasiment jamais le Final Four. Titrée en 2016, l’armada russe avec sa traction arrière De Colo-Rodriguez a de quoi faire peur, encore. Joffrey Lauvergne revient de son côté en Europe après trois ans à bourlinguer à droite à gauche en NBA. Fernerbahçe, finaliste malheureux en 2016 et 2018 mais vainqueur en 2017, a une bonne tête de favori.

Nando de Colo (CSK) face à Ekpe Udoh(Fenerbahçce)
Nando de Colo (CSK) face à Ekpe Udoh(Fenerbahçce) © AFP

Enfin Axel Toupane espère revivre un nouveau Final Four après l’épopée de la modeste équipe de Kaunas la saison dernière. L’ailier a rejoint Olympiakos avec qui il mettra encore en avant ses qualités de défenseur.

  • Une équipe d’outsider

Le FC Barcelone n’est plus aussi redoutable qu’avant. Plus titrés depuis 2010, les Catalans ont connu une campagne d’Euroligue ratée en 2017/2018 (11 victoires, 19 défaites). Leur meneur et patron, Thomas Heurtel attend donc une revanche alors que la légende Juan-Carlos Navarro a pris sa retraite cet été. Kévin Séraphin lui espère surtout retrouver la santé après une opération au genou qui l’a empêché de disputer toute la fin de saison dernière. Une équipe et deux joueurs à surveiller.

  • Ils veulent briller individuellement

Eux ne peuvent pas espérer remporter l’Euroligue. En revanche, ils vont sans doute chercher à se mettre en évidence, au moins individuellement. Rodrigue Beaubois (Anadolu Efes Istanbul) reste sur une bonne saison, à Vitoria, avec 12,4 points de moyenne et un très solide 40% derrière l’arc. A Istanbul, Beaubois, champion NBA 2011, fréquentera un autre Français avec Adrien Moerman. Avec l’Efes, le Francilien va connaître son septième club en huit ans. De quoi montrer une nouvelle fois l'étendu de ses capacités.

Pour lui, c’est encore différent. Edwin Jackson, scoreur exceptionnel, va-t-il se poser un jour ? Depuis 2015, il n’a jamais passé plus d’une saison dans le même club. Pogodrica (Monténégro) retrouve l’Euroligue et attend beaucoup de son arrière qui peut s’affirmer comme l’un des meilleurs marqueurs de la compétition.

  • Ils veulent exister

Pour eux, il s’agira surtout de confirmer les belles performances entrevues par le passé. Transféré à Vitoria la saison dernière, Vincent Poirier s’est affirmé au point d’entrer dans le cinq majeur. Pour sa deuxième saison au très haut niveau, on en attend encore plus.

Kim Tillie a lui connu une saison difficile avec Olympiakos et espère se relancer à Gran Canaria qui découvre l’Euroligue. Joueur solide à ce niveau, Tillie n’a disputé que dix matches en 2017/2018. Enfin, Léo Westermann se relève d’une blessure terrible (hémorragie artérielle) et retourne à Kaunas où il avait connu sa meilleure saison en 2016/22017 (8,2 pts et 5,5 passes).

Christophe Gaudot @ChrisGaudot