Maccabi Tel-Aviv
La saison passée, le Maccabi Tel-Aviv avait créé la sensation en battant Madrid en finale | OLIVIER MORIN / AFP

Euroligue : Le Maccabi pour un impossible doublé, le Real favori

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Vainqueur surprise l'an passé, le Maccabi Tel-Aviv devrait avoir toutes les peines du monde à conserver sa couronne en Euroligue, qui débute ce mercredi avec une rencontre d'ouverture entre Vitoria et Klaipeda (20h30). Les clubs espagnols, grecs, russes et turcs tenteront une nouvelle fois de mettre la main sur le plus prestigieux des trophées européens.

L'impossible doublé pour le Maccabi

Le Maccabi Tel-Aviv est un géant d'Europe. Mais personne ne s'attendait à ce qu'il triomphe du CSKA Moscou puis du Real Madrid au Final Four 2014, pour décrocher sa sixième couronne continentale. Le "club-nation" aura cependant beaucoup de mal à renouveler pareil exploit cette saison. Il a perdu le grand architecte de ce titre, David Blatt, parti entraîner Cleveland (NBA), et remplacé par son adjoint Guy Goodes. Il a aussi laissé filer deux joueurs majeurs : Ricky Hickman et le meneur Tyrese Rice, MVP (meilleur joueur) du Final Four.

Le Real, seigneur des seigneurs

Finaliste comme en 2013, le Real Madrid est passé la saison passée tout près de son neuvième titre continental, le premier depuis 1995. Les Madrilènes ont produit un basket éblouissant, qui leur a permis de gagner leur treize premiers matches, de battre l'Olympiakos, double tenant du titre, en quarts de finale, et d'écraser le FC Barcelone (100-62) en demie. Mais Sergio Rodriguez, le MVP de la saison, et ses coéquipiers se sont disloqués en finale face au Maccabi. Le Real a laissé partir Nikola Mirotic à Chicago (NBA), mais les venues de Gustavo Ayon, Jonas Maciulis et Andres Nocioni devraient contrebalancer ce départ et en font le favori N.1 pour le titre.

Le rival catalan

Humilié par le Real en demi-finale en mai dernier, le FC Barcelone pourrait être le principal rival des Madrilènes. Le Barça s'est qualifié pour le Final Four à 14 reprises depuis 1998 et cinq fois sur les six dernières années. Les Catalans disposent d'un secteur intérieur effrayant, et ont recruté quasi exclusivement en Espagne. Mais l'état de forme de Juan Carlos Navarro sera scruté de près.

Le "Fener" et la menace turque

Aucun club turc n'a atteint le Final Four depuis la troisième place de l'Efes Pilsen en 2001. Comme l'an passé, ils seront trois, Fenerbahçe, Galatasaray et Efes Istanbul, à essayer d'y remédier. Mené par Zeljko Obradovic, l'entraîneur le plus titré du basket européen (huit Euroligues), le "Fener" paraît encore le mieux placé pour cela. Il a récupéré Ricky Hickman, Andrew Goudelock, MVP de l'Eurocoupe en 2014, et Jan Vesely, de retour de NBA.

Les Grecs en reconquête

Pour la première fois depuis 2008, les Grecs n'ont placé aucun club ni au Final Four, ni en finale la saison passée. L'Olympiakos et le Panathinaïkos vont vouloir se racheter. Le premier peut toujours compter sur Vassilis Spanoulis, MVP de l'Euroligue en 2013. Mais il vient de se séparer de son entraîneur Georgios Bartzokas, qui lui a offert le doublé en 2013 après avoir succédé à Dusan Ivkovic, sacré avec les Rouges en 2012. Sextuple vainqueur de la C1, le Panathinaïkos est légèrement en recul depuis son dernier titre en  2011. Mais son nouvel entraîneur, l'expérimenté Dusko Ivanovic, espère inverser la tendance.

Le CSKA, valeur sûre

Le CSKA Moscou est d'une infaillible régularité. La saison passée, il a atteint le Final Four pour la onzième fois sur les 12 dernières éditions, finissant quatrième. Mais le club russe se désespère de brandir un septième trophée, le dernier remontant à 2008. Il dispose toujours d'un effectif de top niveau, même s'il a perdu le pivot serbe Nenad Krstic. Mais le point d'interrogation se situe sur le banc. Devenu entraîneur adjoint à San Antonio (NBA), Ettore Messina a laissé sa place au Grec Dimitris Itoudis, dont c'est la première expérience en Euroligue en tant qu'entraîneur principal.

Limoges entre ambition et prudence

Limoges rêve de devenir le premier club français à aller au Top 16 depuis Pau-Orthez en 2007. Pour cela, le CSP a misé sur un groupe de 11 à 12 joueurs qui devrait lui permettre de jouer sur les deux tableaux Championnat/Euroligue . Le CSP a évité le terrible groupe C. Mais sa poule B est très homogène. Derrière le CSKA et le Maccabi, les quatre autres clubs, Alba Berlin, Malaga, Cedevita Zagreb et Limoges, peuvent espérer se qualifier.

AFP