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Les Braqueuses pendant les JO de Rio | Mark RALSTON / AFP

EuroBasket féminin : Une médaille sinon rien

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Alors que l’EuroBasket féminin débute ce vendredi soir en République Tchèque, les Braqueuses auront à cœur de ramener une nouvelle médaille à l’occasion de la dernière compétition internationale de Céline Dumerc. Sous l’impulsion de la meneuse de 34 ans, les Bleues se sont hissées dans le Top 3 mondial.

L’heure est à la passation de pouvoir. L’EuroBasket 2017, dont le coup d'envoi a lieu ce vendredi en République Tchèque, sera la dernière occasion de voir évoluer certaines des « Braqueuses » en compétition internationale. Il faut dire que depuis le début des années 2000, l’équipe de France féminine de basket c’est 2 titres de championne d’Europe (2001, 2009), 2 médailles d’agent européennes (2013, 2015) ainsi qu’une place de vice-championne olympique en 2012. Mais surtout, un point commun : Céline Dumerc. Surnommée « Cap’s », la meneuse de 34 ans, recordwoman de sélections (256), a annoncé vouloir prendre sa retraite après l’Euro. Il va sans dire qu’une ultime médaille ne serait pas de refus pour parfaire une sortie amplement méritée.

Un dernier métal pour la route

Défaites par la Serbie en finale il y a deux ans, les Braqueuses auront à cœur de ramener l’or européen de République Tchèque. Dans le groupe C, les Bleues retrouveront les tenantes du titre serbes, également médaillées de bronze à Rio. Mais les autres match ne sera à prendre à la légère, que ce soit face à la Slovénie, qu’elles rencontrent ce vendredi (20h30) pour le premier Euro de leur histoire et arrivera donc décomplexé, ou contre la Grèce, cette si dangereuse nation de basket. S’extirper des poules sera d’autant plus difficile que cette année, le format de la compétition a changé. 16 équipes s’affronteront, contre 20 l’an dernier, réparties en groupe de 4, dont une seule se qualifiera pour les quarts de finale. Les 2e et 3e devront quant à elles passer par un barrage. Sur le papier, l’équipe de France est largement capable de ramener une médaille. A voir quel en sera la couleur.

Passage de flambeau

En plus de "l’exigence de faire un résultat à l’Euro", Valérie Garnier, entraîneuse depuis 2013, a un autre objectif en tête : "préparer un nouveau groupe pour la prochaine olympiade et qualifier l’équipe de France pour Tokyo 2020". C’est ainsi que cette campagne européenne aura un arrière-goût de nostalgie. L'absence des tours jumelles y sera aussi pour beaucoup. Sandrine Gruda (30 ans) et Isabelle Yacoubou (31 ans), qui compilaient à elles-deux 17,7 points et 11,7 rebonds sur les derniers JO, manqueront cruellement à l’âme de l’équipe de France. La première passe son tour afin de pouvoir se marier au mois de juin, tandis que Yacoubou a annoncé se retirer de l’équipe en octobre dernier après 147 sélections, afin de "laisser la place à une nouvelle génération de filles qui va pouvoir s’aguerrir pendant 4 ans afin de viser une belle breloque à Tokyo". En l’absence des deux intérieures phares, ce sera à Héléna Ciak, évoluant au club russe de Koursk, de protéger l’accès au cercle.

Une jeunesse prometteuse

Parmi les nouvelles pépites françaises, il y a tout d’abord la meilleure joueuse du dernier Euro U18 et accessoirement MVP espoir de la ligue : Alexia Chartereau. A l’aile, la joueuse de Bourges, Hhadydia Minte, vivra elle aussi, sa première compétition internationale. Et puis, que dire de la ligne arrière… La génération est très fournie avec Olivia Epoupa (23 ans), Valériane Ayayi (23 ans) et Marine Johannes, d’un an leur cadette. Cette dernière avait d’ailleurs fait sensation lors des derniers Jeux Olympiques en démontrant aux yeux du monde entier son incroyable panoplie offensive au nez et à la barbe de la surpuissante équipe américaine. Le renouvellement apparaît d’ores et déjà assuré !

Reçues 5 sur 5 en préparation

La France a terminé sa préparation invaincue, en battant notamment l'Espagne, vice-championne olympique en titre, dimanche dernier à Mulhouse. Les Bleues ont remporté leurs cinq matches et offert une belle sortie à Céline Dumerc et Gaëlle Skrela, qui disputaient toutes les deux leur dernière rencontre dans l’hexagone avec le maillot frappé du coq. Dumerc est consciente qu’elle devra, selon les mots de sa coach, "encadrer certaines nouvelles joueuses qui prennent part à leur première campagne internationale". Il faut dire qu’à 34 ans, la capitaine de l’équipe de France n’en est pas à son coup d’essai !