Boris Diaw
Boris Diaw impuissant face à la défense espagnole | AFP - Jorge Guerrero

Espagne - France 77 à 53

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Sans ressort, la France s'est lourdement inclinée 77 à 53 face à l'Espagne en match de préparation à l'Eurobasket qui commence dans trois semaines en Lituanie, mardi à Almeria.

C'est la première défaite de l'été pour les Bleus qui, après deux succès  confortables face à un modeste Canada, ont été broyés par la mécanique bien  huilée du champion d'Europe en titre, au grand complet. Secoués d'entrée, les Bleus ont été incapables de contenir Pau Gasol (19  points) et ses acolytes dont c'était seulement le premier match de l'été mais  qui, pour vivre ensemble depuis leurs années juniors, peuvent s'appuyer sur une  complémentarité sans comparaison avec celle, balbutiante, des Français. "On a peut-être commencé la préparation plus tard que les autres équipes  mais les joueurs sont arrivés en forme et se connaissent depuis longtemps",  expliquait le sélectionneur de la Roja, Sergio Scariolo, alors que son  homologue français Vincent Collet craignait lui le "coup de mou" du milieu de  préparation pour ses hommes, réunis depuis déjà presque un mois. A raison au vu d'un match où ses joueurs, à l'image d'un Nicolas Batum  hors-sujet, ont connu beaucoup de déchet en attaque et se sont montrés beaucoup  trop laxistes sur le repli défensif. Arrivé sur le tard, Joakim Noah, attendu comme le messie en vue de l'Euro lituanien (31 août-18 septembre), a connu une quatrième sélection sans grand relief, se contentant de 6 points et 3 rebonds en un peu plus de quinze minutes.

Le coup de la panne

Surpris comme ses partenaires par la fournaise andalouse (35 degrés) lors  de son arrivé lundi après la grisaille pluvieuse de Pau, le repère estival des  Bleus, le pivot des Chicago Bulls devra attendre les cinq matches du tournoi de  Londres la semaine prochaine pour vraiment déployer son énergie légendaire. Le match des étoiles entre deux équipes comptant chacune six joueurs NBA  dans ses rangs a ainsi rapidement tourné en faveur des vice-champions  olympiques. Au bout de cinq minutes, les Bleus avaient déjà encaissé seize  points. Et comme de l'autre côté du terrain, le déchet était grand, l'addition  allait rapidement prendre des allures d'attrape-touriste (19-4, 28-13 et 45-21  à la mi-temps). La deuxième période allait seulement permettre de stabiliser l'écart grâce  notamment au réveil de Parker qui, pour sa 100e sélection, a un peu réglé la  mire pour terminer une nouvelle fois meilleur marqueur des siens (15 points). Le coup de la panne, Boris Diaw l'avait anticipé dès la veille. "On ressent  une décompression physique logique. Cette baisse, il vaut mieux qu'on l'ait  maintenant que pendant l'Euro. Mais on va quand même essayer que ça se voie le  moins possible", disait-il. S'il est encore trop tôt pour tirer le signal d'alarme, le capitaine n'a,  sur ce dernier point, pas été entendu. Pour l'instant, l'écart qui sépare les  Bleus de la meilleure équipe du continent, est encore bien visible.

Réactions :
Tony Parker (meneur de jeu de la France sur  Sport+): "La première mi-temps a été difficile et en deuxième mi-temps, on n'a  pas pu revenir, et puis Pau Gasol nous a mis un panier à trois points. Ils nous  ont donné un faux rythme. Ils ont mieux joué que nous. Ils nous ont donné un  bon exemple pour l'Euro. Il fallait trouver le juste milieu. On n'était pas  trop agressifs et ils nous sont rentrés dedans. En deuxième mi-temps, on a été  plus agressifs, mais ils ont déjà fait l'écart. Après deux semaines de  préparation, tout le monde est un peu fatigué. Mais ce n'est pas une excuse."

AFP