Equipe de France de Basket : Tony Parker, Florent Pietrus, les adieux de la vieille garde

Equipe de France de Basket : Tony Parker, Florent Pietrus, les adieux de la vieille garde

Publié le , modifié le

C'est la fin d'une époque, la fin d'une génération. Parker, Pietrus et Gelabale, trois noms qui ont porté haut les couleurs du basket français. Si la claque reçue face à l'Espagne en quart a brisé leur rêve olympique, leur amour pour le maillot bleu n'a jamais cessé de les animer. Si l'heure de la transition a sonné, Tony Parker et Florent Pietrus ont tenu publiquement à faire leur adieux à l'équipe de France.

On les avait quittés à chaud après la lourde défaite en quart de finale face à l'Espagne de Pau Gasol (92-67). A notre micro, le trio des néo-retraités s'était exprimé pour fermer cette belle page du sport français. 

Une semaine après la débâcle, Tony Parker, dans les colonnes de l'Equipe et Florent Pietrus, sur sa page Facebook, sont revenus sur la déroute olympique, mais surtout sur leur long parcours en bleu. 

Tony Parker - 181 sélections

Tony Parker
Tony Parker

Il l'avait annoncé, les Jeux de Rio 2016 seraient sa dernière compétition avec l'équipe de France. Après 16 ans de loyaux services, Tony Parker se retire avec un palmarès sans précédent dans l'histoire du basket français. Une médaille d'or à l'Euro 2013, une en argent deux ans plus tôt, et deux en bronze en 2005 et 2015.

De retour à San Antonio quelques heures après le quart de finale, pour retrouver sa femme et ses deux fils, il n'a cependant pas délaissé ses coéquipiers. "J'ai envoyé un message personnalisé à tout le monde pour les remercier, chacun, de tout l'investissement, de tous les sacrifices que tout le monde à faits pour s'adapter à mon jeu, à ma personnalité pendant ces années." 

Dans l'Equipe, Parker minimise la désillusion des Jeux de Rio, en tentant d'expliquer toutefois les contres performances de certains. "On perd contre l'Espagne, on est tombés sur une génération incroyable qui nous a privés de pas mal de médailles sans doute. C'était vraiment une rivalité qui restera dans les annales. "On n'a pas pu se préparer correctement, beaucoup étaient en négociation de contrat, donc on va dire un peu les têtes ailleurs, ce qui est normal. Nico (Batum), Rudy (Gobert), Evan (Fournier) ont signé ou vont signer les plus gros contrats de leur vie et on va dire que l'équipe de France n'était peut être pas leur objectif principal.

Dans son interview, l'ex meneur tricolore souhaite avant tout rappeler une chose, il n'a jamais abandonné la tunique bleu. "Mon amour pour ce maillot a été indestructible (...) Je n'aurais pas pris ma retraite tant que je n'avais pas gagné avec les Bleus. La plupart auraient laissé tombé en disant: "Je suis champion NBA, qu'est-ce que je me prends la tête à revenir tous les étés, à m'entraîner en Lettonie ou en Slovénie !" Moi, j'ai une flamme qui est née avec les juniors et je m'étais fait une promesse: amener le premier titre au basket français."

Amener le premier titre au basket français, reste véritablement sa plus grande fierté. Avec le sentiment du devoir accompli, le meneur des Spurs peut partir l'esprit libre, en gardant un regard optimiste sur le futur. "Je me suis toujours dis que quand viendra mon tour d'être vétéran, je saurai quand il faut partir et laisser la place aux jeunes. Avec Thomas Heurtel et Antoine Diot, l'avenir est entre de bonnes mains." 

Florent Pietrus - 230 sélections 

La lettre d'adieu de Florent Pietrus
La lettre d'adieu de Florent Pietrus

Il est tout simplement le troisième joueur le plus capé de l'histoire de l'équipe de France (230 sélections) derrière Hervé Dubuisson (259) et Jacques Gachemire (250). Toujours exemplaire sur le terrain et en dehors, Florent Pietrus a toujours répondu présent lors des campagnes internationales.

Comme Tony Parker le joueur du SLUC Nancy Basket a lui aussi tenu à rendre hommage à l'Espagne, le rival de toujours. "A tous mes amis espagnols, je vous dis " conos ! Je ne vous en veux pas... Votre équipe est l'une des plus belles jamais constituée en Europe. Notre meilleur ennemi"s"

Mais son message d'adieu posté sur son compte Facebook, est avant tout dédié aux supporters français, à la FFBB, à ses entraîneurs, à ses coéquipiers et à sa famille. Une véritable histoire d'amour comme il le résume. "A tous mes fans français, je vous dis évidemment merci pour votre soutien toutes ces années. Au fil du temps, j'ai assumé du mieux que je pouvais tous les rôles que notre équipe exigeait de moi. Je pense l'avoir fait avec une certaine ardeur. Beaucoup d'entre vous - que je croise dans la rue, en prenant mon train ou même au supermarché - perçoivent assez bien mon engagement en bleu. Nous avons eu nos hauts et nos bas. Mais, avec les années, j'ai eu le temps d'apprendre à apprécier votre ferveur à sa juste valeur. Je n'ai jamais considéré votre soutien pour acquis et c'est peut être aussi pour ça que cette histoire d'amour a duré 15 ans... Elle durera encore."

"Je remercie également TOUS mes coéquipiers en bleu, ceux d'hier et d'aujourd'hui. La liste est longue... Nous continuerons à former une belle fraternité. Sans (du tout) les entraîneurs, les adjoints, le staff, les dirigeants et tous les autres collaborateurs de la Fédé. Merci aussi à ma petite famille qui a supporté mes longues absences durant tous ces étés en bleu.

Je tire ma révérence en tant que joueur international mais mon histoire se poursuit. L'aventure ne fait que commencer... le cœur restera toujours bleu."

Lukas Nicot