L'international Michael Gelabale
La douleur de Michael Gelabale lors de son entorse de la cheville | AFP - Joe Klamar

De la fierté et l'inquiétude Gelabale

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Après avoir eu peur contre les Turcs, les Français étaient satisfaits de la victoire. "Après avoir gagné un match très beau lundi, il fallait aussi savoir gagner avec moins de manière", notait Vincent Collet, le sélectionneur. "C'est une victoire moche et bizarre", ajoutait Nicolas Batum. Mais Michael Gelabale, victime d'une entorse à la cheville en fin de match, pourrait manquer aux Bleus: "A mon avis il va manquer au moins les 2 prochains matches", disait Collet.

De +13 à +2. Voilà l'accordéon que les Français ont subi en fin de rencontre contre la Turquie. Alors, au moment de revenir sur cette sixième victoire consécutive en autant de rencontres dans ce Euro-2011, les Français alternaient entre satisfaction de la victoire et mécontentement du jeu développé et de cette "peur". Mais surtout, l'après-match était marqué par les mauvaises nouvelles venues de Michael Gelabale. Toujours aussi précieux, le joueur s'est tordu la cheville en se jetant comme un mort de faim sur un ballon que Joakim Noah n'avait pas pu dunker comme il voulait, à 37 secondes de la fin du match. Le corps d'un Turc venait sur sa cheville, et le Français souffrait, laissant les siens terminer le travail alors que le score n'était pas totalement acquis. De la glace, et après la fin de la rencontre, Vincent Collet délivrait les informations: "C'est une vraie entorse. Je n'en sais pas plus pour l'instant mais à mon avis il va manquer au moins les deux prochains matches. J'espère qu'on l'aura récupéré pour les quarts de finale." Le billet n'est pas encore validé, mais la France pourrait donc se passer de Gelabale contre la Lituanie, vendredi, puis l'Espagne, dimanche, ce qui serait "un coup très dur" selon le sélectionneur: "C'est notre shooteur, il défend, il est précieux, c'est un gros joueur". Avec la qualification déjà en poche après le succès de la Lituanie sur la Serbie (100-90) qui la propulse en quarts de finale, l'équipe aura donc deux matches de moindre importance. Même si maintenir la spirale des victoires et prendre la meilleure place dans ce groupe pour éviter un quart trop insurmontable seront suffisants pour la motivation.

Les réactions

Tony Parker (meneur de jeu de l'équipe de France): "Je suis fier de mes coéquipiers. Dans le passé, on ne l'aurait pas gagné ce match là. On était fatigués et on est allé les chercher. On n'a pas de pot, on n'a que des gros matches, pas comme de l'autre côté (du tableau). Maintenant, la Lituanie et l'Espagne, j'espère qu'on pourra garder de l'énergie car ce sera le quart de finale le plus important."
Florent Pietrus (intérieur de l'équipe de France): "On a eu peur, on a un peu tremblé, mais c'est important aussi de gagner des matches comme ça comme les grandes équipes savent le faire. On a su garder la tête froide jusqu'à la dernière seconde. Leur zone nous a ralentis. Mais c'est une zone très particulière et on ne la rencontrera pas tous les jours."
Ali Traoré (pivot de l'équipe de France). "On a eu peur. On a un super écart qui fond et fond. La vérité c'est qu'on a vraiment paniqué. Heureusement que Tony (Parker) a mis ses lancers. Maintenant, il faut essayer de finir dans les deux premiers pour essayer d'éviter les deux gros en face qui sont la Russie et la Slovénie."
Joakim Noah (pivot de l'équipe de France): "Quand tu shootes à 35% et que tu gagnes quand même, c'est bien. C'était un match très important. Il n'y avait pas de rythme et on n'a pas joué notre meilleur basket, mais ce match, il faut le gagner. Il ne faut pas calculer maintenant. Notre mentalité, c'est de progresser. Il faut qu'on la garde. Après les résultats viendront d'eux mêmes."
Nicolas Batum (ailier de l'équipe de France): "Ils nous ont endormis avec leur faux rythme. C'était un piège. Dans le dernier quart-temps, ils ont ressorti leur zone qui nous avait fait très mal en Turquie l'année dernière. C'était un jour sans en attaque, mais on a bien défendu. On va prendre la victoire et passer à autre chose. C'est une victoire moche et bizarre, dans les vestiaires, il n'y avait pas de cris de joie. C'était presque comme si on avait perdu. On a eu peur. Mais ce qui est bien, c'est que des matches comme ça, on n'en perd pas beaucoup maintenant. Avant, c'était des matches que l'équipe de France perdait. Là, on en a déjà gagné plusieurs. C'est bon pour la confiance."
Vincent Collet (sélectionneur de l'équipe de France): "Après avoir gagné un match très beau lundi, il fallait aussi savoir gagner avec moins de manière. Perdre ce match aurait été un coup très dur. On était un peu fatigué et notre coup de mou a coïncidé avec leur passage en zone. On a raté beaucoup de tirs ouverts. Mais heureusement, on a resserré les boulons et on s'est arraché pour aller chercher cette victoire très importante. On a vraiment défendu fort. Si leur pourcentage est aussi faible, c'est qu'ils ont eu à prendre beaucoup de tirs difficiles. C'est un très grand pas. Maintenant, on continue dans la même logique et on va jeter toutes nos forces dans la bataille vendredi."