Moerman et Boungou-Colo remettent le CSP Limoges au goût du Bleu

Moerman et Boungou-Colo remettent le CSP Limoges au goût du Bleu

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Depuis Yann Bonato (92 sélections) et Frédéric Weis (100 sélections) en 2000, le Limoges CSP n’avait renvoyé aucun joueur en équipe de France. Cet été, ils sont deux à effectuer la préparation pour la Coupe du monde avec les Bleus. Seuls novices de la liste de Vincent Collet, Nobel Boungou Colo et Adrien Moerman ont encore du chemin avant de rejoindre leurs deux aînés au panthéon du basket tricolore. Interview croisée du nouveau duo de choc du champion de France limougeaud, passé par la case équipe de France A' en début d'été.

Le programme de la préparation de l'équipe de France

Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez vu vos noms sur la liste de Vincent Collet ?
Adrien Moerman :
C’est une fierté personnelle car j’ai porté le maillot bleu en jeune (champion d’Europe cadets en 2004 et juniors en 2006) et c’est difficile de le retrouver. Je veux apporter tout ce que je peux. Je me donne à fond, essaie d’exécuter ce que l’on me demande. Et si je ne vais pas en Espagne, ce n’est pas grave, je rebondirai. Je veux revenir plus fort à Limoges la saison prochaine.
Nobel Boungou-Colo : C’est une fierté d’arriver ici car on est entouré de joueurs aux CV énormes.

Vous attendiez-vous à y figurer tous les deux ?
AM :
Je trouve que l’on mérite une petite place dans cette pré-sélection avec Nobel parce qu’on a fait une très bonne saison. Je suis fier de ce que l’on accomplit. Ça faisait longtemps que le CSP n’avait pas de joueurs en sélection. On doit faire bonne figure pour montrer que l’on est de bons joueurs. C’est une belle récompense mais le plus dur reste à venir.
NBC : Ça fait plaisir d’être là avec Adrien parce qu’on est devenu quasi-inséparables et qu’on en avait fait un objectif. On en parlait ensemble, on a douté ensemble. L’année a été longue mais parfaite.  Grâce à la superbe saison qu’on a fait, on a franchi la marche qui nous séparait des Bleus. Cette saison, Limoges était la meilleure équipe et on était les deux joueurs les plus performants du CSP.

Vous avez tous les deux ressuscité à Beaublanc…
AM :
A Limoges, j’ai retrouvé le leadership d’une équipe avec Nobel. Deux Français qui montrent l’exemple, c’est bien. J’avais mal vécu ma saison à Bilbao car je ne comprenais pas le coaching. Même quand je jouais bien, je pouvais me retrouver sur le banc le match d’après… Au CSP, les dirigeants m’ont donné des responsabilités et m’ont installé.
NBC : Ce club m’a tout apporté. Ils m’ont récupéré en ProB. Et en trois ans, j’ai gagné deux titres (champion de France ProB 2012 et ProA 2014). Ce club et ce public ont appris à me connaître et à m’aimer.
 
Avez-vous reçu des messages du bouillant public limougeaud ou de vos dirigeants ?
AM :
Je n’ai pas eu de retours des dirigeants car ils sont en vacances. Et je ne suis pas sur les réseaux sociaux donc je n’ai pas eu de messages de supporters non plus… De toute manière je suis plus concentré sur moi-même que sur les retours que je pourrais avoir.
NBC : On sait que le public est toujours derrière nous. Ramener le titre à Limoges après quatorze ans, c’était fou. Maintenant, on est leurs chouchous (sourire).

De quoi rêvez-vous sous le maillot Bleu ?
AM :
Je rêve de dominer en équipe de France. Pour l’instant, je reste plus en retrait car je n’ai pas le même statut qu’en club. Je dois prendre du galon. En attendant je suis à l’écoute, j’apprends les positionnements en post up (poste bas) avec Jacky Commères. On fait aussi beaucoup de travail individuel avec Joffrey Lauvergne.
NBC : Je rêve d’être dans les douze (pour la Coupe du monde en Espagne).

Jerome Carrere