La France arrache la victoire contre la Serbie

La France arrache la victoire contre la Serbie

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L'équipe de France s'est imposée sur le fil (74-73) contre la Serbie lors de la 2e journée du Mondial disputé en Espagne. A Grenade, les partenaires de Boris Diaw ont renversé la vapeur après une première période délicate. Ils ont bénéficié d'une faute pas évidente sifflée par l'arbitre contre un défenseur serbe sur la dernière incursion de Joffrey Lauvergne à une seconde de la fin. L'intérieur du Partizan Belgrade a délivré les siens en marquant le premier de ses deux lancers francs pour conclure victorieusement une belle rencontre. Après l'échec de samedi contre le Brésil (65-63), les hommes de Vincent Collet se relancent parfaitement. Ils affrontent l'Egypte lundi avant de défier l'Espagne et de terminer par l'Iran pour tenter d'obtenir leur qualification en huitièmes de finale.

Les Bleus peuvent toujours espérer finir à l'une des deux premières places du  groupe A, ce qui leur garantirait certainement ensuite de ne pas rencontrer avant les demi-finales l'Espagne, grande favorite du tournoi avec les Etats-Unis.

Les Serbes sont mieux entrés dans la partie, menant 8-3. Portés par Lauvergne, très utile dans la raquette, les Bleus sont revenus à 10-9 au prix d’une énorme intensité défensive, mais un tir à trois points de Bogdanovic a redonné de l’air aux Slaves. Les Français commettaient trop de fautes à l'image de Diaw, Lauvergne -deux en peu de temps- et Piétrus, auteur d'une faute offensive. Mais ils avaient le mérite de ne rien lâcher (15-13 puis 19-17 après un panier de la connexion mancelle, passe de Batum pour Diot à mi-distance). La France était menée d’un petit point à la fin du premier quart temps (21-20).

Jackson enflamme le parquet

Les Serbes attaquaient fort le deuxième quart-temps. Heureusement, une passe lumineuse de Diaw pour Gobert permettait aux hommes de Vincent Collet de stopper l’hémorragie (28-22). Mais les arbitres redonnaient le ballon aux Serbes alors que c’est un Blanc (et non Diaw) qui avait touché la gonfle du pied, et la contre-attaque bleue virait au cauchemar avec notamment panier raté de Batum, troisième faute de Diaw. Le score enflait rapidement, la défense ligne de fond serbe annihilant les velléités tricolores (34-26 puis 39-28). Jackson réussissait alors un tir primé important qui laissait les Bleus à distance à la pause (42-34). Dominée au rebond (15-11), moins précise à trois points (3/10 seulement), l’équipe de France restait perfectible, à l’image de Fournier (10 tirs manqués sur 12 lors de ses quatre derniers matches).

Lauvergne excellent

Le début de troisième quart-temps voyait les Français réduire l’écart (46-44) avec notamment l’apport de l’intenable Edwin Jackson, auteur d’un panier primé (+ un lancer franc pour faute défensive). Dans la foulée, Batum replaçait les siens à hauteur de la Serbie (46-46). Collet avait fait les changements nécessaires pour relancer sa formation, méconnaissable au deuxième quart-temps. La France ne parvenait pas à passer devant (53-53), Gobert manquant deux lancers francs à 54-55). L’adresse d’Antoine Diot (13 points sur ce quart) et un troisième tir primé signé Jackson donnaient de l’espoir aux Bleus qui allaient débuter le dernier acte avec deux longueurs de retard (62-60).

Diaw précieux sur la fin

A un peu plus de huit minutes du terme, les Bleus passaient devant grâce à un panier à trois points de Kahudi, seul dans le corner. Mais la Serbie n’abdiquait pas et Nicolas Batum écopait d’une antisportive malvenue. Les Serbes reprenaient l’avantage (85-65) après un marché de Diaw. A quatre minutes de la fin, les deux équipes étaient à égalité 69 partout après un panier de Diaw, de nouveau précieux. Le secteur intérieur tricolore (Diaw, Lauvergne) avait permis de reprendre pied. La Serbie gardait toujours un court avantage, sans tuer la rencontre (2 points d’avance à 48 secondes de la fin). Et la France en profitait pour réaliser le hold-up parfait grâce à un ultime lancer-franc de Lauvergne (19 points au total, nouveau record en carrière) consécutif à une faute serbe à une seconde du terme. Inespéré et magnifique.

Grégory Jouin @GregoryJouin