Gomis : "On est encore là"

Gomis : "On est encore là"

Publié le , modifié le

"On n'arrive pas à juger où on est", a déploré Emilie Gomis, l'arrière de l'équipe de France féminine de basket qui s'est rassurée contre le Mozambique (89-45), dimanche lors du Mondial, mais qui manque encore de constance pour connaître "sa vraie valeur".

Q: Vous êtes restées sérieuses et appliquées malgré l'écart de niveau  aujourd'hui...
R: "Il n'y a pas de match facile en Championnat du monde. La coach nous  avait prévenues. C'est une équipe peut-être faible, qui manque de résultats,  mais c'était hyper physique. Il y a eu des coups bas, des fautes techniques.  Les Mozambicaines n'avaient rien à perdre. En deuxième mi-temps, on a su  creuser davantage l'écart. Il fallait se rassurer et rester soudées. On est  contente d'avoir gagné contre le Mozambique avec un écart important. Tout le  monde a pu jouer. C'est le plus important."
   
Q: Avez-vous eu du mal à digérer la défaite contre la Turquie?
R: "Perdre de deux petits points (48-50) n'était pas facile. C'était dur  moralement. C'était un match que l'on maîtrisait et qu'on a laissé filer dans  le troisième quart-temps où les Turques ont mis beaucoup de points. On a fait  quelques erreurs, perdu énormément de ballons. Après la défaite, sur le chemin  du retour vers l'hôtel, on ne s'était pas beaucoup parlé. Le fait de  re-communiquer aujourd'hui, avec une victoire, nous fait du bien. On montre  qu'on est encore là, que rien n'est fini. Les garçons avaient aussi perdu leur  premier match (avant de décrocher la médaille de bronze). On aimerait bien  avoir le même parcours qu'eux (sourire)."
   
Q: Comment jugez-vous cette équipe de France renouvelée?
R: "On rentre tout juste dans la compétition et on manque d'expérience  collectivement. Il y a un peu de fébrilité de temps en temps. On n'arrive pas à  garder un rythme constant et on a encore besoin de se faire la main, de se  retrouver. On n'arrive pas encore à juger notre vraie valeur, à juger où on en  est par rapport à nos adversaires. Même s'il y a des filles expérimentées dans  l'effectif, cela reste une jeune équipe. Cela nous fait du bien moralement de  battre les Américaines en match amical mais cela ne veut rien dire. Pour  l'instant, on ne peut pas se projeter. On verra comment se déroule le troisième  match. Ce sera contre une autre équipe physique, le Canada, et il faudra  essayer de le gagner. Car notre classement déterminera notre avenir dans cette  compétition."

AFP