Mickaël Gelabale
Le Brésil était hors de portée des Bleus de Boris Diaw et Florent Piétrus | JORGE GUERRERO / AFP

Faux pas d'entrée pour les Bleus

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En ouverture de leur Coupe du monde, les Bleus ont été défaits par le Brésil (65-63) ce samedi à Grenade. Après un bon début de match, l’équipe de France a affiché ses limites, trop tendre et brouillonne pour venir à bout des Auriverdes.

Pendant la préparation, Vincent Collet a souvent critiqué l’irrégularité de ses joueurs, s’évertuant à chercher des solutions pour corriger ces énormes passages à vide. Capables du meilleur comme du pire, tantôt concentrés, tantôt nonchalants, les Bleus été fidèles à eux-mêmes ce dimanche à Getafe. Contre l’un des adversaires les plus dangereux de ce groupe A (avec l’Espagne, évidemment, que l’équipe de France affrontera mercredi), les Tricolores ont en effet laissé augurer de très belles choses avant de céder.

La solidité en défense, l’apport des intérieurs (à l’image de l’entrée très convaincante de Rudy Gobert) et les variations offensives proposées par les Français lors des dix premières minutes (18-11) ont été sans suite. Beaucoup trop brouillons en attaque, Boris Diaw (15 points, 6 rebonds, 5 passes) et les siens ont ensuite multiplié les pertes de balles (16 au total), laissant les Brésiliens prendre les commandes du match avant le retour au vestiaire pour ne plus jamais les perdre. 

"Pas de marge d'erreur"

Plutôt sérieux face aux intérieurs adverses, qui représentaient la plus grosse menace de la soirée, les Bleus ont en revanche peiné à défendre sur le pick & roll brésilien. En outre, ils n’ont pas existé au rebond offensif (16 à 4!) et ont manqué d'agressivité et de fluidité dans leur jeu, à l'image d'un Nicolas Batum trop en retrait (13 points à 4/10). Malgré un léger mieux dans le dernier quart-temps (gagné 22-19), les Bleus n’ont pas réussi à réaliser les stops défensifs nécessaires pour réussir le hold-up.

Toujours au contact sans avoir les moyens de passer devant, Thomas Heurtel et Antoine Diot ont bien entretenu le suspense, mais Marcelinho Huertas (15 points) a su garder les siens sur la ligne des lancers-francs. "Dès le début on a fait ce qu’il fallait mais on a pas réussi à tenir sur la durée, a analysé Diaw, le capitaine des Bleus, au micro de Canal+ Sport. Avec le groupe qu’on a et le niveau de la coupe du monde, on n’a pas de marge d’erreur. On aurait pu mieux faire tourner le ballon, il va falloir redonner de la vie à notre jeu". Et ce dès demain (15h30) face aux outsiders serbes. 

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