Vincent Collet, France
Vincent Collet | JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

Collet : "Une grande victoire"

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Vincent Collet, le sélectionneur de l'équipe de France, a qualifié de "grande victoire" le succès sur la Lituanie (95-93) qui lui offre la médaille de bronze à la Coupe du monde à Madrid.

Que signifie cette médaille pour vous ?
Vincent Collet : "C'est une grande joie, parce que cette médaille n'était pas du tout  assurée au départ. On a vu à quel point il a fallu se battre pour l'obtenir.  Savoir qu'il n'y avait que 18 heures pour se remobiliser, évacuer la déception  de la demi-finale, ce n'était pas du tout évident qu'on y parvienne. Donc c'est  une vraie fierté. On s'est accroché, on avait de la détermination et c'est une  juste récompense. Pour le basket français c'est une grande victoire. Car ça  veut dire qu'on commence à avoir une identité. On a produit du jeu. On était en  difficultés offensives au premier tour et on finit avec deux matches à 85 et 90  points. La première mi-temps était magnifique aujourd'hui d'un point de vue  offensif. Donc on progresse, mais il ne faut pas s'arrêter là car on n'est pas  les seuls. La Serbie me semble revenir très fort aux affaires. C'était notre  objectif d'être sur le podium. On aurait bien sûr préféré être deuxièmes.  Premiers, je ne sais pas si c'est vraiment possible. Mais malgré tout, pour moi  il n'y a pas beaucoup d'écart entre une troisième et une deuxième place."
   
Vous mesurez le chemin parcouru depuis le mois de juillet ?
V.C : "Ce qui ne s'est jamais démenti dans ce groupe, c'est l'envie de bien  faire. Ce qui est important, c'est la manière dont on intègre les nouveaux. Il  faut leur faire mesurer qu'on ne met pas les pieds n'importe où. C'est la  maison de l'équipe de France. Elle joue d'une certaine façon. On a construit ça  sur plusieurs années et personne n'est au-dessus de ça. C'est ce qui nous a  permis cette année d'avoir des résultats malgré l'absence de joueurs majeurs.  Tony (Parker) est notre patron, notre meneur en chef. Simplement on a montré  qu'on pouvait exporter notre basket au-delà de Tony. Tony est impliqué même en  n'étant pas là. Il aime cette équipe de France et je suis sûr qu'il est le plus  heureux des hommes d'avoir vu qu'on a gagné cette médaille."
   
Boris Diaw et Nicolas Batum ont répondu aux attentes dans les matches  couperets...
V.C: Pour eux c'est une grande victoire. Je sais qu'il ont été un peu  chahutés (dans la presse) et ils ont répondu de la meilleure des façons. La  façon dont Boris a ouvert le match contre l'Espagne, la façon dont hier  (vendredi en demi-finales) Nico a sonné la révolte, et Boris qui aujourd'hui à  la fin met les paniers décisifs. Ils se sont comportés en grands leaders. Pour  eux aussi c'est une victoire. D'habitude ils étaient les lieutenants de Tony,  et franchement je considère qu'ils ont répondu présents. On a réussi à  construire un équilibre. On a eu des craintes parce que ça mettait du temps à  se mettre en place. Il a parfois fallu convaincre les jeunes joueurs de se  discipliner, mais ils ont fait des efforts. C'est porteur d'espoirs pour  l'avenir. Cette équipe a franchi un cap. Et j'espère qu'avec le retour des  autres joueurs qu'elle sera encore meilleure l'an prochain. Mais il faudra  assumer son rang."

AFP

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