Collet: "Besoin de gagner ce type de match"

Collet: "Besoin de gagner ce type de match"

Publié le , modifié le

Vincent Collet, l'entraîneur de l'équipe de France messieurs, était satisfait de la victoire sur la Serbie (74-73) à la Coupe du monde, à Grenade, car il sait qu'elle "a besoin de gagner ce type de match".

En quoi ce succès est-il important pour l'équipe de France?
Vincent Collet: "Cette équipe a moins d'expérience que ses devancières et après avoir  connu une cruelle déception samedi, c'était important de gagner ce match. Si on  avait perdu d'un point à la fin, j'aurais été également positif, parce que je  sais que c'est une compétition longue et qu'on aurait encore pu se qualifier.  Mais je sais aussi qu'on a besoin de gagner ce type de match. Hier, on n'avait  pas su forcer le destin. Aujourd'hui on l'a fait. Donc ça donne confiance à un  groupe qui est jeune et ça montre à tous que chaque jour il faut être prêt.  Edwin (Jackson) avait peu joué hier et aujourd'hui, il est presque le  déclencheur de l'insurrection, avec Joffrey (Lauvergne) et Antoine (Diot) à ses  côtés. C'est une bonne chose pour nous, parce qu'on va avoir besoin que nos  jeunes joueurs se révèlent. On sait très bien qu'on ne va pas faire un tournoi  juste sur les quelques anciens qu'on a. Donc c'est important que tout le monde  apporte son écot, même si ce n'est pas tous les jours. Il faut qu'on arrive à  puiser dans notre banc."
   
Pourquoi être revenu sur le parquet avec un cinq aussi atypique en  seconde période?
V.C: "J'ai changé le système défensif. J'ai demandé à ce qu'on soit beaucoup  plus agressif. J'ai senti que (Milos) Teodosic, avec sa science du jeu, nous  promenait. Il faisait beaucoup bouger la balle, on était en retard et ils  finissaient à l'intérieur plutôt facilement. Donc on a décidé d'être beaucoup  plus dur sur les pick and rolls, pour lui faire lâcher le ballon, que ce soient  les grands qui l'aient, mais beaucoup plus tôt sur l'attaque. Et ça leur a un  peu coupé les ailes, le rythme. Et puis je me suis dit qu'Edwin avait marqué ce  panier incroyable. Or depuis plusieurs matches, je cherchais quelqu'un qui  puisse venir du banc. En première mi-temps, j'ai vraiment poussé Evan Fournier.  Il a fait deux passages, sans réussite. Donc j'ai tenté autre chose. C'est la  chance. On ne peut pas le savoir avant. Ce sont des paris. Aujourd'hui, ils ont  été gagnants, tant mieux pour nous."
   
On a vu un collectif bien en place...
V.C: "Je suis convaincu que sans collectif on n'a aucune chance. Ce soir,  dans les bonnes nouvelles, on a 21 passes, contre seulement 10 à nos  adversaires. Je m'étais plaint hier qu'on n'ait pas bien bougé la balle. Ce  soir, on l'a très bien bougée. Le deuxième enseignement, c'est que le niveau  d'agressivité qu'on a produit dans le troisième quart-temps, il y a beaucoup  d'équipes qui ne vont pas aimer ça. Même si on avait perdu, on aurait été  renseigné sur notre capacité à jouer ces matches. Le match contre le Brésil, je  pense qu'on devait le gagner. J'avais une vraie frustration. Mais c'est normal  qu'on l'ait perdu, à cause de nos erreurs. Mais malgré tout, on sait qu'en  terme de niveau, contre ces équipes qui sont des candidates au podium, on est  capable de jouer."

AFP