Nicolas Batum
Nicolas Batum | PATRICK HERTZOG / AFP

Batum: "génial d'avoir plus de responsabilités"

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L'ailier de l'équipe de France Nicolas Batum trouve "assez excitant" de porter sur ses épaules beaucoup de responsabilités, en l'absence de Tony Parker, à la Coupe du monde messieurs de basket, qui commence samedi en Espagne.

Q : L'équipe n'a pas été épargnée par les blessures ces derniers jours.  Cela rend-il les choses plus difficiles ?
R : "Ca soude un groupe. C'est une bonne raison pour rester encore plus  groupés. Nando (de Colo) et Ian (Mahinmi) nous ont quittés peu avant la  compétition. C'est dur pour eux en premier. L'équipe va en souffrir c'est sûr,  mais pour eux qui ont beaucoup travaillé pour être là, c'est difficile."

Q : L'absence de Mahinmi risque d'être particulièrement préjudiciable pour  le premier match face au Brésil ?
R : "C'est sûr que ce n'est pas évident, mais on ne va pas pleurer  là-dessus. On ne va pas se dire qu'on n'a plus aucune chance maintenant que Ian  n'est plus là. On en a encore. On a un secteur intérieur qui est performant.  J'ai confiance en eux."

Q: Qu'a changé votre statut de champion d'Europe ?
R: "Je ne vais pas dire grand-chose, mais presque. C'est vrai qu'on a un  certain statut à défendre, mais ça ne va pas nous servir à quoi que ce soit. Il  faut juste aller sur le terrain et jouer. On sait qu'on n'a pas la même équipe  que l'année dernière. On sait qui on est. A nous d'être raisonnables, de  prendre les matches les uns après les autres, de ne pas trop se projeter et  d'essayer de faire quelque chose de bien."

Q : Avec l'absence de Tony Parker, on va attendre encore plus de vous...
R : "C'est sûr que mon rôle augmente un petit peu. Mais c'est vrai pour  tout le monde, pour les deux meneurs Thomas (Heurtel) et Antoine (Diot), pour  Boris (Diaw) également. Ca va être intéressant de pouvoir me jauger par rapport  à ce leadership et à ma montée en puissance depuis un an."

Q : Vous ne semblez pas vous mettre de pression par rapport à ces attentes ?
R : "Non, surtout pas. C'est assez excitant comme situation. J'ai bossé  pour ça depuis des années, pour être le meilleur possible. Là j'ai la  possibilité d'être l'un des leaders de cette équipe, je trouve ça assez  excitant personnellement. Je trouve ça génial d'avoir plus de responsabilités,  plus le ballon et de devoir essayer de mener cette équipe le plus loin possible  avec Boris."

Q : Qu'est-ce que l'absence de Parker change pour l'équipe ?
R : "C'est sûr que quand ça n'allait pas, on donnait la balle à Superman et  il faisait de la magie. On a ça en moins, parce qu'on enlève le meilleur joueur  de l'histoire du basket français. Mais ça se remplace. Par par un joueur, mais  par tout un collectif. C'est à nous de rester soudés, de jouer ensemble et il  ne faut pas justement que quelqu'un pense pouvoir être Superman. C'est à chaque  joueur d'apporter plus qu'auparavant."

Q : Quel objectif fixez-vous à cette équipe ?
R : "Je me suis toujours dit qu'il fallait au minimum faire un quart de  finale. Si on est en quarts, on verra où on en est, et qui on affrontera."

Q : Une nouvelle médaille permettrait au basket français de continuer sur  sa bonne dynamique...
R : "C'est vrai, depuis 2011 le basket est sur la pente ascendante. Les  filles y sont aussi pour beaucoup, parce qu'elles ont fait pas mal de très bons  résultats. Le nombre de licenciés augmente, la popularité est là. C'est  important, c'est pour ça qu'on se donne à fond, et que Tony, Boris ou moi on  vient investir dans des clubs français. Parce qu'on essaie de rendre au basket  français ce qu'il nous a apporté avant."

AFP