Nicolas Batum, Vincent Collet, France
Vincent Collet et Nicolas Batum veulent mener les Bleus aux sommets lors de la Coupe du monde en Espagne | PATRICK HERTZOG / AFP

Coupe du monde 2014: même sans Parker, l'équipe de France vise les sommets

Publié le , modifié le

Même privée de son meneur vedette Tony Parker et du pivot Alexis Ajinça, performant l’année dernière à l’Euro, l’équipe de France ne veut pas renoncer à ses ambitions pour la Coupe du monde en Espagne. Réunis depuis dimanche à l’INSEP, les Bleus veulent faire honneur à leur statut de champion d’Europe.

Le programme de l'équipe de France de basket 

Au bord du parquet de la salle d’entraînement de l’INSEP, Vincent Collet tonne : "Même si Parker n’est pas là, ça ne peut pas être une année de transition". L’appétit vient en mangeant et le sélectionneur de l’équipe de France ne veut pas clôturer le banquet. "Notre titre de champion d’Europe nous oblige à avoir de l’ambition, même en l’absence de notre leader. Derrière l’Espagne et les Etats-Unis, grands favoris, on doit pouvoir se mêler à la lutte".

Malgré les absences et coups durs qui jalonnent le parcours des Bleus depuis le début du rassemblement dimanche à Paris, tout le monde se met au diapason de l’entraîneur de Strasbourg. "On doit assumer notre statut. On a l’expérience de ce genre de compétitions", dit l’ancien Florent Piétrus du haut de ses 33 ans et 176 sélections. "Je pense même que l’on peut décrocher l’or", s’enflamme Antoine Diot, de huit ans son cadet. "On peut viser les quarts de finale. Ensuite, on verra, mais on ne sera plus qu’à trois matches de la victoire finale", tempère malicieusement Nicolas Batum, attendu comme l’un des patrons de cette équipe de France 2014.

Les Bleus au complet ce week-end

En décrochant le premier titre de l’histoire du basket français, la génération Parker-Diaw a déjà tout gagné. Les jeunes qui s’y agrègent n’ont rien à perdre. "Les titres et podiums de ces dernières années donnent envie à ceux qui viennent d’apporter plus pour se mettre au niveau et connaître cette sensation", témoigne Rudy Nelhomme, entraîneur-adjoint. "Les joueurs constituant le cœur d’équipe sont là et ils sont accompagnés de jeunes aux dents longues, abonde Collet. On doit s’inspirer de la Lituanie. Il y a quatre ans, plusieurs de leurs gros joueurs manquaient à l’appel lors du Mondial en Turquie (Jasikevicius, Siskauskas, les frères Lavrinovic, Kaukenas). Ils avaient compensé en mettant beaucoup d’engagement pour finalement terminer en bronze".

Pour faire passer ce message, Collet donne voix et conseils aux douze joueurs présents sur le terrain de la salle Nelson Paillou, lors d’un entraînement ouvert à la presse. Décimé par les absences de Noah, Ajinça et Séraphin, le secteur intérieur est la cible prioritaire du sélectionneur. "Joffrey (Lauvergne), il y avait une solution à l’opposé. Tu dois la voir", "Rudy (Gobert), viens te coller pour poser ton block. On n’est pas en NBA là". Attendus prochainement, Boris Diaw et Ian Mahinmi viendront renforcer la raquette tricolore. Mercredi soir, Kim Tillie était déjà venu la compléter. L’équipe de France devrait donc être au complet pour le match amical face à la Belgique le 30 juillet à Rouen, un mois tout juste avant le début de la Coupe du monde…

Collet: "Être performants dès le premier match amical"

Pour autant, ce début de stage compliqué n’inquiète pas le DTN Patrick Beesley : "La première semaine de stage est toujours délicate. On est habitué. La période des transferts ou des reconductions de contrats n’est pas encore achevée et on se télescope avec". A l’issue du tournoi de Pau le 10 août, Vincent Collet devrait donner la liste des douze joueurs appelés à défendre les couleurs nationales en Espagne.

Les joueurs en balance aux postes 2 et 4 auront donc seulement quatre matches amicaux pour se montrer. D’où une préparation un peu différente de celle des dernières années. "On a une semaine de moins que les autres étés donc on a commencé le basket plus tôt que d’habitude. Dès mardi soir, on a fait des oppositions à 5 contre 5, explique le technicien normand. On rencontre bientôt la Belgique et je veux que l’on soit performants de suite". Placés dans une poule relevée (Brésil, Espagne, Serbie, Egypte, Iran), les Bleus devront conserver cet impératif de l’autre côté des Pyrénées fin août. Tenir leur rang de champion d’Europe est à ce prix.

Jerome Carrere