Jérémy Leloup (Strasbourg) sous la menace de Casey Jacobsen (Bamberg)
Jérémy Leloup | CHRISTOF STACHE / AFP

Strasbourg au pied du mur

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Strasbourg, qui reste sur deux défaites d'affilée en Euroligue, doit réagir dès jeudi à Kaunas (Lituanie), un concurrent direct pour l'accession au Top 16 où le club alsacien rêve de s'immiscer pour mettre fin à la malédiction française.

Le même jour, le champion de France en titre, Nanterre, battu lui aussi  lors de ses deux premiers matches, se déplacera au FC Barcelone, l'une des  meilleures équipes européennes du moment. Après la déconvenue à Bamberg (84-70), les Strasbourgeois ont montré de  réels progrès à domicile contre l'Efes Istanbul, quart de finaliste de  l'Euroligue l'an passé, même s'ils se sont inclinés de dix points (66-76). En haussant encore son niveau de jeu à Kaunas (18h45), la SIG a une chance  de remporter un premier succès indispensable devant une équipe lituanienne  également battue lors de ses deux premières rencontres, contre le Real Madrid  (63-83) et Milan (75-82).

A l'inverse, une défaite les mettrait dans de sales draps, alors qu'aucune  équipe hexagonale n'a réussi à passer le premier tour depuis Pau-Orthez en  2007. "Notre avenir européen se joue à Kaunas, il faudra être à 200% et tout  donner. Pour le moment, la situation n'est pas encore dramatique", estime  l'entraîneur de la SIG, Vincent Collet. Pour le technicien alsacien, une victoire est d'autant plus cruciale que le  club recevra ensuite le Real Madrid, la meilleure équipe du groupe. "Il faudra  gagner au moins un des deux matches contre Kaunas ou Milan pour continuer à  espérer se qualifier. Sinon, ce sera quasiment mission impossible",  souligne-t-il.

Surpris en Championnat dans leur salle par Cholet lundi (75-81), les  Strasbourgeois seront revanchards. La défense sera encore une fois l'une des  clés de la rencontre. D'autant plus qu'il faudra afficher une intensité et une  agressivité de niveau européen pour faire face aux stars lituaniennes Paulius  Jankunas, Robertas Javtokas et l'inusable Sarunas Jasikevicius. Avec 18,5 points en moyenne, ce qui en fait le troisième marqueur de la  compétition, le pivot champion d'Europe Alexis Ajinça sera encore une fois  l'atout numéro un des vice-champions de France.

Leader invaincu en ProA, Nanterre aborde avec une grande modestie son  prochain déplacement au Barça (20h45). Le club francilien a alterné le bon et le moins bon dans cette épreuve  qu'il découvre cette année. Pas loin d'un exploit à domicile lors de la  première journée contre l'immense CSKA Moscou (59-62), les banlieusards  parisiens ont ensuite été douchés à Belgrade face au Partizan (43-73). "Nanterre aujourd'hui n'a pas la prétention d'avoir le niveau de  l'Euroligue. Moscou c'était la surprise. Ce n'est pas parce qu'on les a tenus  un peu que l'on a le niveau", insiste l'entraîneur Pascal Donnadieu. "La logique c'est plutôt le résultat de Belgrade, même si 30 points cela  reste sévère", ajoute-t-il.

Selon le coach nanterrien, l'Euroligue reste "une aventure fantastique" où  son club se fixe avant tout pour objectif de "prendre du plaisir", de "gagner  de l'expérience" en "donnant tout pour être à la hauteur" de cette compétition.

AFP

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