Passave-Ducteil, Blake Ahearn, Nanterre, Kiev
Le Nanterrien Passave-Ducteil à la lutte avec le joueur de Kiev Blake Ahearn | FRANCK FIFE / AFP

Nanterre veut se mettre à l'abri à Kiev

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Tout proche d'une qualification pour le Top 16, Nanterre se déplacera à Kiev avec l'espoir de voir son rêve devenir réalité tandis que Strasbourg jouera sa survie dans la compétition face au Real Madrid, vendredi lors de la 9e journée. Si Nanterre s'impose en Ukraine et que le Partizan Belgrade, son concurrent direct, s'incline jeudi contre le Fenerbahçe, le champion de France validera son billet pour l'échelon supérieur, ce que plus aucun club français n'a réussi depuis Pau-Orthez depuis 2007.

A deux journées de la fin, les basketteurs de Nanterre occupent la  quatrième place du groupe A, la dernière qualificative pour le Top 16, avec  trois succès, soit un d'avance sur les Serbes et deux sur le Budivelnik Kiev. Largement dominateurs à l'aller face aux champions d'Ukraine (80-61), les  hommes de Pascal Donnadieu l'avait emporté grâce à une défense rude qui s'était  révélée particulièrement dévastatrice dans le premier quart temps. Dernier de la poule, le "Bâtisseur" (traduction de Budivelnik) n'a d'autre  choix que de s'imposer tout en rattrapant son retard de points enregistré à  l'aller pour ne pas dire adieu au Top 16. L'entraîneur nanterrien, Pascal Donnadieu, s'attend à rencontrer une équipe  "revancharde" qui voudra montrer qu'elle est "capable de faire mieux devant son  public" et pourra compter sur un "très bon shooteur", récemment recruté. Le coach fait allusion à Daequan Cook, un arrière américain de 26 ans, qui  a passé jusqu'ici toute sa carrière en NBA, évoluant notamment pour les Chicago  Bulls et le Heat de Miami. Le joueur vient renforcer un effectif déjà composé du vice-champion  d'Europe lituanien Darjus Lavrinovic et de trois autres Américains dont deux  ont évolué en NBA, le meneur Blake Ahearn et l'ailier Dajuan Summers. Malgré l'importance de cette rencontre, les joueurs de la JSF ne se mettent  pas "énormément de pression" à en croire l'arrière-ailier Marc Judith. "La  course au Top 16 est très rude et n'est pas gagnée. On a mis un pied dedans,  mais il faut encore que Belgrade perde et que nous allions chercher ce match",  souligne-t-il.

"Exploit colossal"

Fidèle à sa prudence, Pascal Donnadieu se veut lui aussi mesuré. "La  qualification n'est pas imminente. Elle peut être proche mais peut aussi  s'éloigner d'un coup", affirme-t-il en soulignant que cela resterait un  "exploit colossal" de gagner ce match ou le dernier (le 19 décembre) face au  Fenerbahçe à domicile. Mais les Nanterriens ont les armes pour remporter ce nouveau défi. Ils  restent sur une prestation de haut vol en Euroligue face à Barcelone qu'ils ont  failli battre une nouvelle fois (78-82) et ont renoué avec la victoire (88 à 75  contre Le Havre) en championnat de France où ils occupent la deuxième place  après dix journées. A la différence de Nanterre, Strasbourg n'a plus son destin en main. A  Madrid, le club alsacien n'a d'autre choix que de réussir un immense exploit  face au finaliste de la précédente édition et actuel leader invaincu du groupe  B pour conserver une infime chance de qualification pour le Top 16. Mais même en cas de succès inattendu, l'avenir de la SIG dans cette  compétition dépendra des résultats des autres équipes. Jouer de nouveau le Real, large vainqueur à l'aller (85-66), c'est surtout  "une chance formidable" pour l'entraîneur de la SIG Vincent Collet. La victoire  au buzzer face au Zalgiris Kaunas (77-76) lors de la 8e journée a redonné un  peu d'élan à la formation alsacienne qui "bénéficie de davantage de confiance  que lors du match aller", dixit son coach. Pour le meneur-arrière Antoine Diot, l'objectif est surtout de se servir  des deux prochaines rencontres d'Euroligue afin de "continuer à progresser".

AFP