Sergii Gladyr Nanterre
Sergii Gladyr (Nanterre) | FRANCK FIFE / AFP

Nanterre ne touche plus terre

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Nanterre a confirmé son exploit à Barcelone en surclassant le Budivelnik Kiev lors de la 4e journée du Groupe A (80-61). Grâce à ce succès, la formation des Hauts-de-Seine est plus que jamais en lice pour décrocher un billet pour le Top 16 de l'Euroligue, ce qui serait une grande première pour un club français.

Cette large victoire leur permet de prendre de l'avance sur un adversaire  avec lequel ils devront lutter pour tenter d'accrocher la 4e place de leur  groupe A, synonyme d'accession à l'étage supérieur. A l'origine, le club francilien, passé en vingt-six ans du plus bas niveau  départemental au sacre en ProA, espérait seulement faire bonne figure dans  cette compétition réunissant le gratin continental et où on leur prédisait le pire. Contre le "Bâtisseur" (traduction de Budivelnik) de Kiev, une formation qui  avait fait chuter le Partizan Belgrade (74-69) et tenu la dragée haute au CSKA  Moscou (défaite 67-72) en Russie, Nanterre ne partait, une fois encore, pas  favori. L'entraîneur de Nanterre Pascal Donnadieu craignait beaucoup le champion  ukrainien et son joueur vedette, le Lituanien Darjus Lavrinovic.

Défense agressive de Nanterre

Mais l'ancien pivot de Kaunas, médaillé d'argent avec son pays lors du  dernier Championnat d'Europe, a souffert dans cette rencontre face à  l'agressivité des intérieurs nanterriens, Johan Passave-Ducteil et Mouhammadou  Jaiteh. Les Franciliens ont pris l'ascendant dès le premier quart temps qu'ils ont  véritablement enflammé. Misant sur une formidable défense et une adresse aux  tirs primés (4 sur 5) qui donnaient le tournis aux Ukrainiens, ils empilaient  dix-sept points pour prendre le large (22-3) après cinq minutes de jeu. Au bout d'un quart d'heure, les Nanterriens continuaient sur leur lancée  pour maintenir à distance (44-16) des joueurs de Kiev qui relevaient un peu la  tête mais quittaient le terrain à la pause avec un écart de vingt-huit points  dans la musette (51-23). Au retour des vestiaires, les Ukrainiens retrouvaient un peu d'adresse et  parvenaient à repasser sous le barre des vingts points d'écart (57-39) face à  des Nanterriens un peu moins rugueux en défense. 

Mais poussés par leurs supporters à la Halle Carpentier, où ils ont dû  s'exiler pour les matches européens, les banlieusards parisiens maintenaient  leurs adversaires hors de portée à l'image de DeShaun Thomas (11 points au  total dans ce match) qui répondait à deux lancers francs de Dajuan Summers  (61-41). En fin de rencontre, les Nanterriens rataient juste l'occasion de soigner  un peu plus leur goal-average mais assuraient une victoire essentielle pour  garder leurs espoirs.

Déclarations : 

Pascal Donnadieu (entraîneur de  Nanterre): "Avec la première mi-temps que nous avons faite, aidée par une  défense de fer et une bonne adresse en attaque, on ne peut guère faire mieux. Aujourd'hui ce qui me rend le plus fier, c'est d'avoir cette légitimité en  Euroligue, de montrer que l'on est pas devenu champion de France par hasard et  que l'on arrive à conquérir un public qui va certainement au delà du public  nanterrien en ayant réussi à remplir la Halle Carpentier pour la deuxième fois.  Ce n'était pas un challenge forcément gagné d'avance (...) Ce qui est important  aussi c'est de savoir que l'on est à deux victoires aujourd'hui en Euroligue.  On est en course pour essayer d'accrocher le Top 16."

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