Milos Teodosic et ses coéquipiers (CSKA Msocou)
Milos Teodosic et ses coéquipiers (CSKA Moscou) | ARIS MESSINIS - AFP

Le CSKA Moscou veut sa revanche

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Sommet du basket européen, l’Euroligue masculine a trouvé un écrin à sa mesure à Londres. La sublime O2 Arena va voir s’affronter pendant un weekend le must du Vieux Continent. Après huit mois et presque 30 matches, le Real Madrid, le FC Barcelone, le CSKA Moscou et le vainqueur sortant l’Olympiakos le Pirée vont ferrailler pour toucher le Graal. Les Russes et les Grecs s’affronteront en demi-finale dans un remake de la finale de l’an dernier alors que le Barça et le Real s’offriront un énième affrontement en guise de hors d’œuvre.

Le gratin européen a rendez-vous ce weekend pour son orgie de basketball annuelle. Pendant trois jours, les quatre meilleures équipes européennes vont se battre pour décrocher le titre ultime et succéder à l’Olympiakos le Pirée, vainqueur à la surprise générale l’an dernier à Istanbul. Favoris logique, le FC Barcelone (13 victoires-1 défaite en Top 16) et le CSKA Moscou (11 victoires-3 défaites) ont rendez-vous pour une finale d’anthologie. Pour cela, il faudra d’abord se débarrasser de deux adversaires qui vendront chèrement leur peau.

L’Olympiakos peut-il le refaire ?

Une nouvelle fois « petit poucet » du Final Four avec son Top 16 somme toute moyen (9 victoires-5 défaites), l’Olympiakos a de quoi faire trembler ses trois adversaires. L’an passé déjà, les Grecs étaient arrivés sur la pointe des pieds à Istanbul. Les coéquipiers de l’excellent Vasilis Spanoulis avait alors écarté successivement le FC Barcelone (68-64) avant de faire tomber le grand CSKA Moscou et son budget faramineux en finale (62-61).

Scénario identique cette saison, le club moscovite présente un budget deux fois supérieur au club grec ! Composée, entre autres, de joueurs tels que Nenad Krstic, Milos Teodosic ou encore Sasha Kaun, l’équipe entrainée par Ettore Messina (4 victoires en Euroleague) n’a aucun égal en Europe. Si l’Olympiakos a des arguments à faire valoir, avec Spanoulis donc, mais aussi le géant macédonien Pero Antic, la première demi-finale (18 heures) apparaît fortement déséquilibrée. Prévenus du danger grec, les Russes se doivent de régner sur le Vieux Continent. Une victoire au Final Four et le CSKA remporterait sa septième Euroleague, à une unité du recordman en la matière, le Real Madrid.

Le Real Madrid veut sortir de l’ombre

L’autre demi-finale (21 heures) mettra aux prises les deux géants espagnols. Enormes pendant le Top 16 (13 victoires-1 défaite), le Barça avance en gonflant le torse. Vainqueurs des deux derniers championnats d’Espagne, Champions d’Europe en 2011 (à Paris), les Catalans ont depuis quelques années déjà fait du Real le second (voire le troisième) club du pays. Si au bilan de l’Euroleague, le Real est toujours, et largement, devant (8 contre 2), le dernier succès madrilène remonte à 1995. Une éternité.

Et si c’était l’année de la Casa Blanca ? Dominateurs en Liga ACB (assurés de terminer leaders de la phase régulière), les joueurs de Pablo Laso ont sans doute leur plus bel effectif de ces dernières saisons. Derrière le leader Rudy Fernandez, revenu de NBA pour jouer dans son pays, les talents sont légions à commencer par Nikola Mirotic. Véritable pépite, l’ailier de 2m08 a tourné à 12 points et 6 rebonds en Top 16. Ajoutez à cela, le phénoménal shooteur Jaycee Caroll et les deux meneurs Rodriguez et Lull et vous obtenez une somme de problème pour Barcelone. Attention toutefois à la force de frappe des Blaugranas.

Une page d'Histoire

Si « Juan-Ca » Navarro n’est plus tout à fait l’artiste qu’il a été, la maison catalane a du talent à tous les étages. Sada et Huertas mènent le jeu d’une main de maître alors que Lorberk et Tomic font du secteur intérieur barcelonais l’un des meilleurs d’Europe. Au rang des légendes, le Lituanien Sarunas Jasikevicius pourraient rejoindre, en cas de victoire finale, Luyk, Ossola et Alvertis au deuxième rang des joueurs les plus titrés en Euroleague avec 5 victoires (Dino Meneghin étant le recordman avec 7). « Jasi » a déjà touché le Graal deux fois avec le Barça (et deux autres avec le Maccabi Tel-Aviv et le Panathinaïkos), la dernière il y a dix ans aux côtés de l’immense Dejan Bodiroga.

Quel que soit le vainqueur l’Histoire s’écrira à Londres ce dimanche. L’Olympiakos pourrait être la première équipe à réaliser le doublé depuis le Maccabi (en 2004-2005), le Real pourrait gagner sa 9e Euroleague (et rejoindrait la section football), le Barça pourrait offrir à Jasikevicius son 5e trophée et le CSKA ne serait plus qu’à une unité du Real aux bilans. Messieurs, à vous de jouer !

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