Alexis Ajinça
L'intérieur strasbourgeois Alexis Ajinça | MAXPPP - PQR - L'ALSACE - JEAN-MARC LOOS

La SIG à l'attaque de l'Euroligue

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Champions d'Europe voici un mois avec l'équipe de France en Slovénie, Alexis Ajinça, Antoine Diot et l'entraîneur Vincent Collet disputent la 1ère journée de l'Euroligue avec Strasbourg. Repêchée dans cette compétition après le désistement de la Virtus Rome, la SIG ne prétend pas remporter la Coupe, mais être déjà la première formation française à franchir le 1er tour depuis 2010. Et la première, depuis Pau-Orthez en 2007, à atteindre le Top 16. Cela débute en Allemagne, ce soir, contre Bamberg.

Ils ont représenté quelques-unes des pépites tricolores lors de l'Euro en Slovénie. En rentrant des paniers décisifs (Diot), en faisant de la raquette française un socle suffisamment solide pour mener la vie dure à l'Espagne (Ajinça), en gérant un collectif composé de stars et de porteurs d'eau (Collet), les trois Strasbourgeois ont acquis une belle dimension au mois de septembre. Champions d'Europe avec l'équipe de France, ils doivent remettre leur bleu de chauffe pour débuter la campagne européenne, ce soir, à Bamberg. Et c'est une toute autre histoire.

Car l'Euroligue est devenue, au fil des années, le tombeau des ambitions françaises. Depuis Pau-Orthez en 2007, personne n'a atteint le Top 16 européen. Et aux côtés du champion de France surprise, Nanterre, qui entame demain son périple en recevant le terrible CSKA Moscou, les Alsaciens peuvent viser haut. En convaincant Alexis Ajinça, qui s'est affirmé à l'Euro comme l'un des meilleurs  pivots d'Europe, de rester au moins une année supplémentaire, la SIG s'est  donnée les moyens de ses ambitions. En outre, elle a conservé les cadres de la saison passée, avec Louis Campbell et Ricardo Greer, ajoutant Antoine Diot, Tim Abromaitis et Kevin Murphy. Et entre Ajinça et Romain Duport, elle affiche deux intérieurs de 2.17m, atout vital pour rêver d'un beau parcours. 

Un outsider qui peut être ambitieux​

Mais ce n'est pas avec le sacre de l'équipe de France que les clubs tricolores sont devenus des épouvantails en Euroligue. "On est clairement le petit Poucet", admet Vincent Collet. "Au fond de moi, je souhaite que l'on aille titiller ces équipes et que l'on se mêle à la course pour la qualification. Mais pour l'instant, l'affirmer haut et fort serait plus prétentieux qu'autre chose." Derrière l'inaccessible  Real Madrid, finaliste la saison passée, l'Efes Istanbul peut représenter une belle opportunité de passer du bon côté, alors que les Lituaniens de Kaunas, les Italiens de Milan et les Allemands de Bamberg sont les formations à battre absolument.

"A mon avis, le Real est la plus forte équipe d'Europe sur le papier. Ils sont hors-catégorie. Après, cela me semble plutôt homogène", analyse Collet.  "Je ne suis pas sûr que Bamberg soit en dessous de Milan ou de Kaunas par  exemple. Je pense que nos adversaires nous identifient comme l'équipe contre laquelle il ne faut pas faire d'erreur et on va essayer de foncer dans cette  compétition. Tout va très vite. Par expérience, il faut bien partir". Et Bamberg sera déjà la clé de voute de la suite de la saison européenne. Quadruple champion d'Allemagne, cette formation est à prendre au sérieux: "Ils ont du vécu, c'est une équipe d'expérience", avertit Collet. "Comme  nous, ils ne semblent pas encore tout à faire prêts mais ils exploitent  parfaitement leur potentiel". Avec Ajinça et Duport, Strasbourg a un avantage de 7cm sur le plus grand joueur adverse (Neumann). A elle de bien l'exploiter.

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