Jamal Shuler
Jamal Shuler | PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP/Jean-François OTTONELLO

La Ligue des Champions expliquée en trois points

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Alors que Monaco et Strasbourg disputent leur deuxième match de Ligue des Champions ce soir, coup de projecteur sur cette compétition née du bras de fer entre la Fédération internationale de basket et l'Euroligue.

La Ligue des Champi​ons, meilleure compétition européenne ?

En football, la Ligue des Champions est la reine des compétitions internationales de club. Ce n’est pas du tout le cas de son homologue du basket qui n’est que la troisième « division européenne » derrière la toute-puissante Euroligue et sa petite sœur l’Eurocoupe. Pour comprendre ce problème, il faut comprendra la position de la FIBA (la Fédération internationale) qui perd peu à peu de l’influence à mesure que la NBA et l’Euroligue se renforcent. Pour reprendre la main, elle a décidé de créer la Ligue des Champions espérant ramener dans son giron les plus grands clubs du Vieux Continent. Peine perdue, l'Euroligue est trop forte, trop installée, trop imprégnée dans la tête des amoureux de la balle orange. Oubliez donc les Real Madrid, FC Barcelone et autre CKSA Moscou. Pour ne pas perdre la face, la FIBA lorgne la C2 et demande la surpression de l’Eurocoupe pour rallier à sa cause des formations comme le Khimki Moscou, le Bayern Munich ou Valence. Nouvel échec. Ce sont donc l’Aris Salonique, Francfort, Izmir, Varese, le Cibona Zagreb ou le Partizan Belgrade qui occupent le haut de l’affiche de la compétition.

Quels clubs français y participent ?​

Ils sont quatre clubs français à y participer, Le Mans, Monaco et l’ASVEL et Strasbourg. Ces formations n’ont pas forcément choisi de disputer la Ligue des Champions, elles y ont été forcées par la Fédération française bien décidée à rester dans le giron de la FIBA pour éviter les sanctions. Car la Fédération internationale avait promis le pire aux pays qui rejoignaient l’Euroligue, c'est-à-dire une exclusion pure et simple du prochain Euro. Promesse non-tenue et aujourd’hui les Français sont les seules équipes des sept grands championnats européens (France, Espagne, Italie, Allemagne, Russie, Grèce, Turquie) à ne pas être présents ni en Euroligue ni en Eurocoupe. Un camouflet.

Pour quelles ambitions ?​

Un titre et deux finales sur les sept dernières années en EuroChallenge, le contingent français se plait dans les compétitions européennes mineures. Et comme c’est le cas de cette Ligue des Champions, gageons que les Tricolores sauront briller. Pour Monaco, qui affronte ce mercredi soir Helios Domzale (Slovénie), le premier match contre Francfort a été une promenade de santé (65-47). La « Roca Team » survole la Pro A et nourrit des ambitions dans les joutes continentales. Dans le groupe B, Le Mans compte déjà deux victoires après son succès sur Khimik Youjne (Ukraine) mardi soir (68-49) et Venise en ouverture (68-49 aussi) et se pose en concurrent sérieux. Pour l’ASVEL, les deux premiers matches ont été serrés jusqu’au bout. Le premier a tourné en leur désavantage (83-82 contre Varese) alors que le second leur a souri (81-79 face à Oldenbourg). Enfin, Strasbourg cherchera à se racheter de sa défaite inaugurale (91-84 à Utena) à Avellino. Les Strasbourgeois doivent déjà régler leurs problèmes sur la scène française avant de voir plus loin.

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