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C'est fini pour Jekel Foster et Nanterre en Euroligue | AFP - Thomas Sanson

Euroligue: C'est fini pour Nanterre !

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Soumis à un incroyable concours de circonstances -une victoire sur le Fenerbahçe à laquelle devait s'ajouter une défaite du Partizan- pour s'ouvrir les portes du Top 16, Nanterre n'a jamais eu sa chance face à des Turcs insolents de réussite (76-95). La JSF, qui avait créé la sensation contre Barcelone dans ce groupe A, est reversée en Eurocoupe.

Nanterre y a cru jusqu'au bout... mais la marche pour accéder au Top 16 était trop haute. L’équation était on ne peut plus claire pour la JSF : pour continuer l’aventure en Euroligue, les Franciliens se devaient non seulement de battre le Fenerbahçe à la Halle Carpentier, mais aussi espérer que le Partizan Belgrade ne s’impose pas sur son parquet face à Moscou. Déterminés à ne pas s’informer de l’évolution du score à Belgrade, où le CSKA a fait le job (62-73), les champions de France ne sont pas parvenus à remplir leur part du marché (76-95). Nanterre défendra désormais ses chances en Eurocoupe.

Incapables de contenir les Turcs dans le premier quart-temps, avec 27 points encaissés, les Nanterriens n'ont pas rendu une meilleure copie par la suite. La JSF, malgré une bonne prestation dans le secteur offensif, a accusé un retard de dix points à la pause (41-51). Trop, beaucoup trop pour revenir dans la partie. Pascal Donnadieu, conscient des lacunes de son cinq, a pourtant tout tenté pour le remettre dans le droit chemin. En vain.

Surclassé par une équipe d’Istanbul très efficace, qui a débuté le dernier quart-temps avec une belle avance (59-73, +14), Nanterre n’a pas eu ce coup de folie nécessaire pour décrocher son ticket pour le Top 16, stade qu'aucun club français n’a atteint depuis 2007. Ce sera pas non plus pour cette année, même si pour une première en Europe, la JSF n'a pas à rougir.

Déclaration d'après-match

Pascal Donnadieu (entraîneur de Nanterre): "On n'a rien à regretter sur ce match. On a affronté une équipe qui nous était largement supérieure et c'était presque impossible de gagner dans la mesure où Fenerbahçe a fait un très bon match. Je retiens un sentiment de fierté sur cette campagne en Euroligue. On nous promettait l'enfer et on était encore en course à la dernière journée. Il faut être réaliste, la place de Nanterre ne se situe pas dans le Top 16: en termes d'effectifs, de moyens ou de structures. Mais tous les acteurs du basket nanterrien peuvent être fiers. L'engouement autour de nous fait plaisir et j'espère qu'on ne retombera pas dans l'anonymat. On fera en sorte qu'on parle de nous. Il y a eu beaucoup de moments forts et bien sûr on retiendra cette victoire à Barcelone."

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