Pascal Donnadieu
Pascal Donnadieu, le coach de la JSF Nanterre | PATRICK HERTZOG / AFP

Donnadieu reste fier de Nanterre

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Pascal Donnadieu, l'entraîneur de Nanterre, éliminé de l'Euroligue jeudi après une défaite (76-95) contre le Fenerbahçe, retient "un sentiment de fierté" au sujet de la première campagne européenne du club francilien.

Que retenez-vous du match de ce soir et de la campagne en  Euroligue ?
Pascal Donnadieu: "On n'a rien à regretter sur ce match. On a affronté une équipe  qui nous était largement supérieure et c'était presque impossible de gagner  dans la mesure où Fenerbahçe a fait un très bon match. Je retiens un sentiment  de fierté sur cette campagne en Euroligue. On nous promettait l'enfer et on  était encore en course à la dernière journée. On a fini épuisé, rincé, mais le  club a montré qu'il était capable de réussir. Mais tous les acteurs du basket  nanterrien peuvent être fiers et ça atténue un peu la déception."
   
Avec le recul, qu'auriez-vous fait différemment pour pouvoir atteindre  le Top 16 ?
P.D. : "On a essayé de rentrer dans cette compétition avec un maximum  d'intensité. Après la victoire sur le Partizan, on nous voyait déjà au Top 16  mais je savais que ça serait compliqué. On est passé à travers à Kiev la  semaine dernière donc c'est sûrement qu'on n'a pas bien fait les choses. Mais  regardez les effectifs, même celui de Kiev, et vous verrez qu'il y a un monde  d'écart. Et je ne parle même pas des budgets. Sur ce dernier tiers d'Euroligue,  il nous a manqué un joueur qui avait fait un très bon début de saison, Gladyr.  C'est mon plus gros regret, mais ça fait partie d'une saison. On a toujours  essayé de tirer le maximum du groupe. Il faut être réaliste, la place de  Nanterre ne se situe pas dans le Top 16. En termes d'effectifs, de moyens ou de  structures."
   
Comment expliquez-vous la mauvaise série des clubs français en Euroligue  (aucun club n'a atteint le Top 16 depuis 2007, ndlr) ?
P.D. : "La proA est très homogène et ce n'est jamais la même équipe qui dispute  l'Euroligue. Les clubs manquent d'expérience. On aurait besoin qu'un club soit  champion deux ou trois ans de suite. Mais on n'a pas été ridicule comme on nous  le promettait. J'espère que les clubs français arriveront à atteindre le Top 16  la saison prochaine."

Nanterre est reversé en Eurocoupe. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
P.D. : "Ce n'est pas une compétition par défaut. On a la chance de pouvoir  disputer cette compétition et on va lutter. Mais ça sera compliqué quand on  voit nos futurs adversaires, comme Cantu, un habitué de l'Euroligue, ou Ulm,  qui a gagné l'EuroChallenge la saison dernière. Ce soir on ne quitte pas  l'Europe, on quitte l'Euroligue."

Après a voir goûté à l'Euroligue cette année, vous avez envie d'y  retourner l'an prochain ?
P.D. : "Evidemment. Mais la ProA est homogène, 12 ou 13 équipes peuvent gagner  le titre. On va déjà essayer d'être dans les huit premiers pour disputer les  play-offs. Et aussi se qualifier pour la Leaders Cup, que le club n'a jamais  disputée. Il y a encore beaucoup de belles choses à faire cette saison."

AFP

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