Bria Harltey
La marche était trop haute pour les Bleues. | ANDREJ ISAKOVIC / AFP

Euro féminin : les Bleues chutent en finale contre l'Espagne

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Il n'y a pas eu match. Prises à froid par une Roja clinique à trois points et handicapées par une défense en dilettante les Bleues se sont inclinées (86-66) pour la quatrième fois en finale de l'Eurobasket face à l'Espagne.

Les histoires de finale de l’Eurobasket entre l’Espagne et la France finissent mal en général. Jamais, une équipe tricolore n’a renversé la Roja à ce stade de la compétition. La génération présente pour ce cru 2019  n’a pas dérogé à la règle et entretient une malédiction lancée en 1993 en Italie. Après la cruelle défaite d’un petit point dans son Euro en 2013, la France est logiquement tombée à Belgrade. Les Bleues de Valérie Garnier n’ont rien pu faire contre des Espagnoles qui se sont envolées dès l’entame de match portées par une réussite insolente.

Emmenées par sa meneuse Xargay  (3/3 à trois points d’entrée), la selección a marché sur l’eau en première mi-temps refroidissant sérieusement les espoirs français. Face à des Françaises dépassées sur les écrans, en retard aux rebonds offensifs comme défensifs et bloquées dans la bouteille malgré une Sandrine Gruda auteure d’une performance solide (18 pts, 6 rebonds, 4 passes décisives), les artilleuses espagnoles se sont régalées (46% à 3 pts, 75% aux lancers-francs). De quoi virer tranquillement en tête à la mi-temps (+14). Sur l’ensemble de la rencontre, les joueuses de la Roja ont planté près d’un tir sur deux et volés le double de ballons à leurs adversaires.

Si près, si loin

Le rêve demeurait pourtant au retour des vestiaires. Les Espagnoles auraient sûrement un léger coup de mou. Les Françaises catastrophiques en défense ne pourraient que faire mieux. L’un dans l’autre, les Bleues grappilleraient peut-être des points pour renverser la tendance. Il n’en fut rien. Le retard pris en début de match, péché mignon des Tricolores dans ses championnats d’Europe, fut cette fois fatal. Les protégées de Valérie Garnier rapportent tout de même une sixième médaille consécutive pour les Bleues. Une réussite pour un groupe profondément remanié et rajeuni en l'absence de plusieurs cadres sur blessure.  

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Parmi les satisfactions, l'émergence d'un trio majeur composé de l'incontournable pivot Sandrine Gruda, nommée dans le cinq de la compétition, de la meneuse de poche aux appuis de feu Olivia Epoupa et de l'arrière franco-américaine Bria Hartley, est à souligner. Si tout n'a pas été parfait, le banc français composé de très jeunes joueuses s'est montré, assez pour poser de belles promesses pour l'avenir.

Néanmoins, l'attente d'un troisième titre européen, longue déjà de dix ans, va se prolonger au moins jusqu'à l'édition 2021. Une compétition qui pourrait se tenir dans l'Hexagone. La France est candidate pour organiser l'épreuve (dont les demi-finales et la finale à Bercy) aux côtés de l'Espagne, entre meilleurs ennemis.