France basket féminin
L'équipe de France féminine | Johan BEN AZZOUZ

Les Françaises retrouvent les Turques

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L'équipe de France féminine de basket poursuit son parcours victorieux au 2e tour du championnat d'Europe mais vendredi à Debrecen (Hongrie), elle s'attend à souffrir offensivement contre la Turquie, une équipe qui s'est souvent mise en travers de sa route ces dernières années. La France, qui serait assurée de finir dans les deux premiers du groupe E en cas de succès se prépare à un nouvel affrontement âpre, où les défenses devraient encore prendre le pas sur les attaques.

Les Bleues n'ont pas oublié la défaite l'année dernière en ouverture du Mondial... en Turquie. Ce revers avait conditionné toute la suite de la compétition pour les Bleues, en les précipitant sur la route des invincibles Américaines en quarts de finale, un obstacle qu'elles n'avaient pas pu surmonter. Les Turques avaient déjà joué un mauvais tour à la France (68-62) en  demi-finale de l'Euro-2011 en Pologne, où les Bleues avaient fini par décrocher le bronze. Les Françaises avaient tout de même pris leur revanche (57-49) deux ans plus tard à Orchies  à nouveau en demi-finale, dans un Euro dont elles avaient pris la médaille d'argent. Les voilà donc prévenues. Elles auront face à elles une équipe solide qu'elles peuvent évidemment battre, à condition de ne pas tomber dans leurs travers.

Des lacunes à corriger

L'équipe de France a eu un premier aperçu de ce qui l'attend mercredi face à la Grèce (51-42), qui avec des moyens offensifs très limités a réussi à la faire déjouer, grâce à sa ténacité en défense. Assez maladroites de loin, les Bleues ont buté sur la défense de zone de Grecques truqueuses, qui ont parfaitement neutralisé à l'intérieur Sandrine Gruda. Ce match a exposé à la fois les lacunes françaises dans le tir extérieur et  le manque d'impact au poste de pivot. 

"Dans ce secteur, les joueuses doivent apporter plus. On commence à être pas trop mal calé défensivement. Mais elles doivent être plus performantes sous le cercle", convient la coach Valérie Garnier. "On en a besoin, parce que ça permettrait à Sandrine d'avoir plus de liberté, un peu plus éloignée du cercle. On manque de réalisme", ajoute-t-elle. "Il reste encore, j'espère, cinq matches, et on va avoir besoin de tout le monde. Pour l'instant, il y a en qui tiennent, mais qui peuvent être à un moment donné moins bien et on a besoin des autres."  La France risque encore de devoir se passer face aux Turques d'Endy Miyem, touchée à un mollet et qui ne s'est pas entraîné jeudi. D'autres vont devoir élever leur niveau pour compenser.

Christian Grégoire