France-Russie
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Les Français souffrent mais s'imposent devant les Russes

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L'équipe de France a poursuivi sa série d'invincibilité en s'imposant devant la Russie (74-67) lors de son 4e match du championnat d'Europe mercredi à Montpellier. Après un départ catastrophique, et un sérieux manque d'agressivité dans un match sans enjeu, les hommes de Vincent Collet ont puisé dans leur orgueil pour aller finalement s'imposer dans le dernier quart-temps. Ce quatrième succès des Bleus n'a aucune conséquence en vue de la première place puisqu'il leur faudra de toute façon battre Israël jeudi pour atteindre leur objectif.

Les champions d'Europe en titre seraient bien inspirés de remporter ce match qui devrait leur permettre d'éviter l'Espagne en huitièmes de finale et d'affronter un adversaire un peu moins coriace (Turquie ou Allemagne). Pour cela, il leur faudra peut-être montrer un autre visage que contre la Russie qui, malgré ses trois premières défaites et de nombreux joueurs absents (Viktor Khryapa, Timofey Mozgov, Alexey Shved), leur a posé des problèmes.

Si les Français se sont finalement bien sortis de cette rencontre mal embarquée, ils le doivent surtout aux joueurs du banc qui ont su prendre leurs responsabilités alors qu'ils étaient entrés dans la partie avec peut-être trop de certttudes et pas assez de pression. Les Russes, bien en-deçà de ce qu'ils furent dans le passé, déjà éliminés de la compétition, ont su jouer libérés, ce qui a mis rapidement Parker et ses coéquipiers dans l'embarras. Ils ont débuté ce match, presque amical, sur la pédale de frein. Une passe ratée de Parker vers Boris Diaw et deux lancers francs manqués par Rudy Gobert ont donné confiance aux Russes, décomplexés et adroits à trois points (4/7 en dix minutes).

Des Russes en confiance 

Ils ont pris le large grâce à deux bombes de Vitaly Fridzon (8-17), auteur de 11 points dans le premier quart-temps (20 au total). L'écart est même monté à treize longueurs dans le deuxième quart (18-31) sur une flèche de Semen Antonov. Peu à peu, les Français ont refait surface sous l'impulsion de Mickaël Gelabale en réussite au relais de Nicolas Batum, toujours en panne d'adresse (1/5 en près de 12 minutes). Rudy Gobert a fait parler sa férocité défensive, avec trois interceptions et un contre. Et malgré les approximations d'Evan Fournier (deux pertes de balle en 8 minutes), les Français ont réalisé une série (16-5) qui leur a permis de revenir quasiment à hauteur à la mi-temps (34-36).

Sursaut tricolore

Au retour des vestiaires, les Bleus ont réussi à repasser devant puis à creuser un léger écart grâce à Batum, qui retrouvait un peu d'adresse (42-38). Les Russes ne lâchaient pas pour autant.Et il a fallu que Tony Parker, assez discret jusqu'alors, prenne les choses en mains. Le meneur des Spurs a trouvé la faille derrière l'arc avant de percer la défense russe pour remettre les siens devant (53-52). Alors que le public se réveillait, Vincent Collet choisissait de gagner le match avec ses armes, en donnant du temps de jeu aux remplaçants. A cinq minutes de la fin, les Bleus avaient toujours du retard, à la suite d'un panier primé de Nikita Kurbanov (64-58). Mais Charles Kahudi, l'homme de l'ombre en défense, lui répondait (64-60). Joffrey Lauvergne et Nando de Colo ont poursuivi la série tricolore (10-0) pour remettre leur clan devant (68-64) à moins de deux minutes de la fin. Le match s'est alors animé et s'est conclu par un "alley oop" de Rudy Gobert (74-67), pour sceller un succès malgré tout assez laborieux. 

Christian Grégoire

Championnat d'Europe de Basket