Joie équipe de France
La joie et la rage des joueuses françaises | ATTILA KISBENEDEK / AFP

Les Bleues à un pas du sacre

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Battue il y a deux ans en finale de l'Euro, la France entend bien ne pas laisser passer une nouvelle fois sa chance. Seule la Serbie peut encore empêcher les Bleues de décrocher le titre à Budapest dimanche soir à 18h50 (sur F2, puis F3 et sur Francetvsport avec ses applications mobiles). Les filles de Valérie Garnier ont toutes les cartes en main.

Match à suivre en direct à partir de 18h50 sur France 2 ainsi que sur francetvsport.fr et ses applications

Les Françaises ont "un peu exorcisé" les démons de 2013, pour reprendre les  mots d'Isabelle Yacoubou, en infligeant leur première défaite du tournoi aux  tenantes du titre espagnoles vendredi soir en demi-finale (63-58). Mais pour que le passé ne revienne pas insidieusement les hanter, encore  faut-il, cette fois-ci, qu'elles aillent jusqu'au bout et ramènent à la France  le troisième titre européen de son histoire, après ceux de 2001 et 2009. Dumerc, la capitaine, veut croire que l'exemple de 2013 leur servira. "On  était à la maison, et peut-être qu'on avait abordé cette finale en pensant que  le plus dur était fait. Sauf que pas du tout", se rappelle-t-elle.

"Cette année, c'est différent", estime-t-elle. "On connaît les qualités de  coeur, d'investissement des Serbes. Et il n'y a pas le même engouement autour de nous qu'en 2013. Donc, on est beaucoup plus focalisé sur ce qui se passe sur  le terrain." Une victoire dimanche ferait de la France la nation la plus titrée au plan  continental avec la Russie (2003, 2007 et 2011), et devant l'Espagne (1993 et  2013), depuis l'éclatement du bloc soviétique. La Serbie, dont le meilleur résultat dans un Championnat d'Europe était une  4e place en 2013, n'aura pas grand-chose à perdre dans ce match qui distribuera  un ticket direct pour les JO-2016 à Rio.

Deux femmes entraîneurs 

Elle essaiera de devenir le premier pays issu de l'ex-Yougoslavie à  décrocher l'or européen. La Yougoslavie n'a jamais été sacrée championne  d'Europe, mais a été quatre fois finaliste (1968, 1978, 1987, et 1991),  s'inclinant à chaque fois contre l'URSS. Les deux équipes ont connu un parcours tortueux dans cet Euro. La France  n'a subi qu'une défaite, au deuxième tour contre la Turquie (56-66). Mais elle  n'a survolé aucune rencontre et n'a commencé à exploiter pleinement son  potentiel qu'en quarts contre la Russie (77-74). La Serbie a fini seulement quatrième de son groupe au deuxième tour, après  avoir perdu deux de ses trois matches. Mais elle s'est reprise magnifiquement  en quarts contre la Turquie (75-63), médaillée de bronze en 2013, et a enchaîné  en demie face au Bélarus (74-72).

Cette finale aura la particularité d'opposer les deux seuls entraîneurs  féminins de l'Euro. Valérie Garnier dirige depuis 2013 la sélection française  et Marina Maljkovic depuis 2012 la serbe. Celle-ci connaît fort bien la France, son autre pays de coeur. Elle y a  vécu quand son père Bozidar entraînait le CSP Limoges (1992-1995). Et elle est  depuis deux ans la coach de Lyon. Elle professe un jeu libre et audacieux, bien à son image de femme  extravertie, qui convient aux gros talents individuels que sont Ana Dabovic, Sonja Petrovic ou Jelena Milovanovic. La Serbie sait aussi faire déjouer ses adversaires en les harcelant très  haut sur le terrain. Mais elle manque de taille et de muscles à l'intérieur, ce dont pourraient profiter Sandrine Gruda et ses coéquipières.

Le portrait de Sandrine Gruda en vidéo : 

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