Collet Batum
L'équipe de France s'arrête au stade des demi-finales de "son" EuroBasket | EMMANUEL DUNAND / AFP

EuroBasket : "Favoritisme", "cadeaux", les Bleus sont remontés contre l’arbitrage

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Éliminés par l’Espagne en demi-finale de l’EuroBasket (75-80), les Bleus, dépités, ont vivement critiqué l’arbitrage du soir. A-t-il favorisé la Roja de Pau Gasol ? Il n’était en tout cas "pas juste" au regard de Vincent Collet et de certains de ses joueurs.

Les regards perdus, hagards, les Français n’avaient évidemment pas à cœur de s’épancher sur les raisons qui ont amené l’Espagne à réaliser un improbable come-back, en demi-finale de l’Euro, pour s’imposer après prolongation. Tony Parker, particulièrement abattu, n’a pas prononcé une phrase de plus de dix mots. Il n'a même pas pu se tourner vers le match pour la médaille de bronze. C’était "trop dur à avaler". Vincent Collet l’avait aussi en travers de la gorge, mais à l’inverse de TP, il n’a pas tardé à trouver un bouc émissaire. A peine installé sur l’estrade, en conférence de presse, le sélectionneur a allumé l’arbitrage.

"Ce sont aux joueurs de décider (de l’issue du match), si vous voyez ce que je veux dire, a souligné d’entrée le coach strasbourgeois. Certains de nos fautes étaient justifiées. Mais pas à chaque fois que le joueur touche le ballon, ou alors il fallait aussi siffler celles sur (Rudy) Gobert". Collet pointe ici du doigt la sévérité des coups de sifflets dont ont été victimes ses intérieurs dès qu’ils défendaient sur Pau Gasol, auteur de 40 points : Joffrey Lauvergne a été pris quatre fois par la patrouille, tandis que Rudy Gobert a terminé la rencontre avec cinq fautes et a dû quitter les siens à une minute de la sirène. Ce dernier, sérieux face aux journalistes, n’a ensuite pas hésité à dire le fond de sa pensée sur les réseaux sociaux : "Difficile de jouer quand quelqu’un peut vous toucher mais que vous, vous n’en avez pas le droit !"

"Même si je déteste dire ça, et ça m’énerve de le dire, mais il y a eu un peu de favoritisme sur Pau Gasol, soutient Nicolas Batum. On ne nous a jamais laissé défendre sur lui". "C’est un grand joueur, fantastique !, renchérit Collet. Mais la FIBA doit faire quelque chose avec les arbitres. Ce soir, il n’était pas juste". Dans les chiffres, il est vrai que l’Espagne ne termine la rencontre qu’avec 19 fautes personnelles, soit neuf de moins que les Bleus (28). Ils ont également shooté neuf lancer-francs de plus (26 à 17). "Ils peuvent remercier ces lancers-francs généreusement accordés qui les maintiennent en vie, poursuit l’entraîneur tricolore. Il y a eu une succession de cadeaux. (…). Il y avait une volonté de montrer qu’on n’était pas avantagé à la maison. Je le comprends car il faut de l'équité. Mais justement : il faut de l’équité". 

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