Tony Parker
Tony Parker, ici avec Nicolas Batum, Evan Fournier et Nando De Colo, à l'entraînement vendredi à Montpellier | PASCAL GUYOT / AFP

EuroBasket : Cette fois, les Bleus devront soigner leur entrée en matière

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L’équipe de France, qui lance son EuroBasket par un duel piégeux face à la Finlande, ce samedi à Montpellier (21h00), tentera de justifier son rang de favori en donnant le ton d’entrée de tournoi. Il faudra pour cela mettre fin à la malédiction du premier match qui a touché Tony Parker et consorts lors de leurs trois dernières compétitions internationales.

L’équipe de France de basket commence mal ses tournois, c’est un fait. Depuis l’entrée en matière fracassante contre l’Espagne, au Mondial 2010 (victoire 72-66), les hommes de Vincent Collet ont lancé toutes leurs campagnes par une déconvenue. "Les premiers matches sont rarement les plus faciles, mais on a gaffé lors des deux derniers Euros, reconnaît Nicolas Batum. Contre la Lettonie (en 2011), on était passé à deux doigts de la catastrophe alors que c’était censé être l’adversaire le plus facile du groupe". Deux ans plus tard, les Bleus étaient tombés d’entrée contre l’Allemagne pourtant privée de Dirk Nowitzki (74-80) et qui n’était même pas sortie des poules. Le premier match des Jeux 2012 ? Une défaite - somme toute logique - face aux États-Unis (71-98). La première rencontre de la Coupe du monde 2014 ? Un revers contre le Brésil (63-65).

"Une belle déculottée"

A domicile et face à une formation finlandaise qu’ils connaissent bien, les Bleus ont une série à stopper. "La première rencontre représente quelque chose en plus d’un point de vue émotionnel, prévient Vincent Collet. Cette fois-ci, comme on est chez nous, on peut penser que la décharge d’adrénaline nous permette d’être dedans". Confiant, le sélectionneur espère surtout que ses joueurs ont tiré les leçons de la claque prise lors du premier des dix matches de préparation, début août. "Ils nous avaient mis une belle déculottée", admet Batum qui avait fait partie des trois titulaires absents ce jour-là (avec Boris Diaw et Nando De Colo).

Devant plus de 7000 spectateurs, les Finlandais avaient terminé le premier quart-temps avec huit tirs primés marqués et 22 points d’avance, un coup de massue dont l’équipe de France ne s’était jamais relevée. Les "Loups" sont coutumiers du fait : à l’Euro 2013, cette étonnante terre de basket en développement avait fait tomber la Russie, la Turquie, la Grèce et la Slovénie. "Ils ont montré qu’ils étaient bons", constate Batum. Mais ils sont aussi capables du pire : 22e sur 24 à la Coupe du monde 2014, la Finlande aura à cœur de se racheter.

Douze guerriers

Face à la meute, les Bleus se présentent affamés, en confiance (8v-2d en préparation) et au complet. Avec tous les cadres, en tout cas, même si les forfaits récents d’Alexis Ajinça et d’Antoine Diot, puis le faux retour de Thomas Heurtel, a animé les derniers jours de préparation et sans doute modifié les schémas de Vincent Collet. Léo Westermann, appelé en catastrophe, n’a rejoint le groupe France qu’hier matin et devra rapidement trouver ses marques dans son rôle de doublure de Tony Parker. "L’absence d’Antoine est difficile à digérer parce qu'il est important dans l'équipe, les problèmes avec le club de Thomas, c'est dur aussi, se désole TP. Mais on va tous se remobiliser".

Batum promet qu’à l’inverse des années précédentes, les Bleus ne vont "pas calculer, pas imaginer des scénarios, pas choisir un adversaire : on va jouer nos matches, finir premier de la poule et enchaîner". Dans un groupe A plus qu’abordable, cette ambition n’est vraiment pas hors de portée des Français mais passe par une première victoire ce samedi. Parker, ménagé durant la prépa, est prêt à s’employer du premier au dernier match de son ultime campagne européenne. Il l’a promis : ce samedi, on verra "douze guerriers sur le terrain".

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