Hezonja, Gentile, Antetkounmpo et Schröder
Hezonja, Gentile, Antetkounmpo et Schröder seront quatre des principales attractions de l'EuroBasket 2015 | AFP

Dix joueurs à suivre pendant l’EuroBasket

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Ils n’ont pas 25 ans, n’ont pas encore pris le leadership de leur sélection, mais vont profiter de l’EuroBasket, qui débute ce samedi, pour s’illustrer sur le devant de la scène continentale. Eux, ce sont les dix nouvelles pépites du basket européen, appelés à marcher dans les traces de Tony Parker, Dirk Nowitzki et Pau Gasol.

Mario Hezonja, 20 ans, Croatie

Cinquième choix de la dernière Draft NBA, Mario Hezonja ne devrait pas tarder à exploser aux yeux du grand public. Difficile de trouver ce dont n’est pas capable, en attaque, cet arrière au shoot soyeux et aux qualités athlétiques étonnantes. Depuis ses débuts professionnels dans le championnat croate en 2009 (il avait alors 14 ans), le Croate, pensionnaire du Barça ces trois dernières saisons, défraie la chronique. MVP de l’Euro U16 en 2011, il n’avait eu qu’un rôle minime avec ses aînés lors de la dernière Coupe du monde (deux matches, quatre points) mais a depuis gagné ses éperons de titulaire. Avec Bojan Bogdanovic, il formera l'une des lignes arrières les plus redoutables du tournoi.

Rudy Gobert, 23 ans, France

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Faut-il encore présenter Rudy Gobert ? Un ratio taille/mobilité hors-norme, un sens du contre rare, des bras interminables (2,36m d’envergure) et une progression, depuis deux ans, dont le basket français n’osait même pas rêver. Devenu l’un des pivots les plus prisés de la grande ligue (un contrat max serait déjà dans les cartons…), la tour de contrôle de Salt Lake City se présente comme l’un des éléments-clés du groupe de Vincent Collet dans la quête au doublé. Sans Joakim Noah, Kévin Séraphin et Alexis Ajinça dans le groupe, la raquette lui appartiendra. Un seul péché mignon : les fautes, qu’il va falloir limiter dans les matches importants.

Alessandro Gentile, 22 ans, Italie

Déjà présent – et déjà indispensable – à l’Euro 2013 (14,2 points de moyenne), l’ailier est de retour pour déjouer les pronostics avec l’Italie, qui s’annonce comme le plus dangereux outsider de la compétition. Alessandro Gentile, a déjà tout d’un grand : capitaine de l’équipe de Milan du haut de ses 22 ans, il a décroché le titre de MVP des finales du championnat l’an passé. Son répertoire offensif a même séduit quelques franchises américaines : Minnesota l’a drafté en 2014, mais c’est Houston qui possède aujourd’hui les droits sur la plus jeune star de la sélection italienne. Gentile sera d'autant plus menaçant qu'il sera accompagné des trois NBAers de la Squadra : Marco Belinelli, Andrea Bargnani et Danilo Gallinari. 

Dennis Schröder, 21 ans, Allemagne

S’il était avéré que le jeune meneur avait un joli potentiel, rares sont ceux qui imaginaient Dennis Schröder s’imposer aussi rapidement en NBA (10 points et 4 passes de moyenne la saison passée à Atlanta). Le garçon a confirmé tous les espoirs lors des qualifications pour l’Euro (six matches) où il a été le meilleur marqueur et meilleur passeur de la sélection. Leader précoce et polyvalent, il doit certes encore perdre moins de ballons et perfectionner son shoot extérieur, mais Schröder, qui a toujours fait connaître son envie de représenter son pays en compétition internationale, est le futur du basket allemand. L’association avec Dirk Nowitzki (37 ans) ne durera pas : savourons !

Bogdan Bogdanovic, 23 ans, Serbie

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L’un des assassins de la demi-finale du Mondial 2014. Avec 11 points dans les cinq dernières minutes de la rencontre, le jeune arrière serbe avait tué les derniers espoirs français, avant de se casser les dents sur les USA en finale. Coutumier du fait, Bogdanovic est un espoir qui joue avec le sang-froid d’un vétéran. Formé à la yougo au Partizan Belgrade, où il a raflé quatre titres d’affilée entre 2011 et 2014, il a ensuite été drafté par Phoenix, mais a préféré continuer sa progression dans le club de Fenerbahçe. Pour la deuxième année de suite (2014, 2015), il y a été élu meilleur jeune de l’Euroligue. Autour de Bogdanovic (à ne pas confondre avec son homonyme croate Bojan), Teodosic, Kalinic et Bjelica font de la Serbie le favori de cet Euro 2015.

Jonas Valanciunas, 23 ans, Lituanie

Difficile de penser à Jonas Valanciunas comme s’il n’était qu’un jeune espoir du basket européen. Le pivot de 23 ans est déjà une star, titulaire en NBA depuis trois saisons, meilleur marqueur et meilleur rebondeur de la Lituanie au Mondial 2014. Privé de plusieurs de ses meilleurs coéquipiers (Donatas Motiejunas ou Linas Kleiza), le Raptor devra une nouvelle fois se surpasser à l’Euro. Tous les espoirs de la Lituanie reposent sur les larges épaules de l’ancien double meilleur jeune joueur européen de l’année (2011, 2012).

Furkan Korkmaz, 18 ans, Turquie

Médiatiquement, c’est le moins connu de la liste. Mais son explosion n’est vraisemblablement plus qu’une question de temps. A 18 ans, Furkan Korkmaz est - avec Cedi Osman (MVP de l'Euro U20 en 2013) - le nouveau visage d’une sélection turque très largement remaniée. Ailier, il possède la vision de jeu d’un meneur et la palette offensive (shoot, rapidité, dribble) d’un arrière. Il a surtout le caractère d’un leader, ce qu’il a prouvé un peu plus tôt cet été en participant à l’Euro U18 (finaliste et membre du meilleur cinq du tournoi) et à l’Euro U19 (meilleur marqueur de l'équipe). Troisième acte d’une intersaison éreintante, l’EuroBasket pourrait lui permettre de se révéler parmi les grands.

Dario Saric, 21 ans, Croatie

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Meilleur jeune joueur européen 2013 ? Dario Saric. Meilleur jeune joueur européen 2014 ? Dario Saric. Après Mario Hezonja, voici l’autre perle du basket croate, celle qui éblouit les scouts du monde entier depuis ses 15 ans, quand il écrasait la concurrence en sélection jeune. MVP de l’Euro U16 en 2010 (30 points, 11 rebonds, 11 passes en finale), MVP de l’Euro U18 en 2012, Saric possède déjà une solide expérience avec l’équipe première croate (demi-finaliste de l’Euro 2013, 2e marqueur et 2e rebondeur à la Coupe du monde 2014). Avant de rejoindre les 76ers, probablement pour la saison 2016-2017, l’intérieur veut tout rafler en Europe et vise ouvertement l’or à Lille, d'ici au 20 septembre prochain.

Giannis Antetokounmpo, 20 ans, Grèce

Un phénomène. Passé sans transition de la deuxième division grecque à la NBA en 2013, Antetokounmpo est devenu en l’espace de deux saisons le plus gros potentiel de la planète basket. Un physique hallucinant, des bras immenses, un shoot solide, il n’y a rien que l’ailier grec ne sache pas faire sur un parquet, et son arrivée en sélection est un immense bonus pour coach Katsikaris. Autour des cadres Spanoulis, Zisis, Printezis, Papanikolaou et Bourousis, voilà que débarque un OVNI qui devra non seulement s’adapter aux automatismes de ses aînés, mais aussi au jeu européen. Et s’il était ce grain de folie qui manquait à la Grèce pour retrouver les sommets ? 

Nikola Mirotic, 24 ans, Espagne

Parce que chaque sélection n’a droit qu’à un seul joueur naturalisé, l’Espagne a dû faire un choix. Serge Ibaka, défenseur hors-pair et valeur sûre dans la peinture, ou Nikola Mirotic, ailier fort fuyant qui n’a encore jamais joué avec l’équipe première de la Roja ? Sergio Scariolo a choisi la seconde option : c’est dire si le Monténégrin de naissance a pris une nouvelle dimension à l’issue de sa saison rookie avec les Bulls (9,6 points, 4,7 rebonds de moyenne). Aux côtés de Pau (mais pas de Marc) Gasol, il reformera la raquette de Chicago avec la ferme intention de l’aider à prendre sa revanche sur les deux derniers tournois de l’Espagne (élimination contre la France en demi-finale en 2013, rebelote en quarts en 2014). La dernière fois qu’il a porté le maillot de l’Espagne, c’était lors de l’Euro U20 (2011). Mirotic avait remporté le titre de MVP ; avec 27 points de moyenne, il avait même battu le record du nombre de points marqués sur le tournoi.

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