Nicolas Batum (Portland Trailblazers)
Nicolas Batum (Portland Trailblazers) | MELISSA MAJCHRZAK / NBAE / GETTY IMAGES / AFP

Batum: "On a une carte à jouer"

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"Cet Euro va être bizarre, on a une carte à jouer", prévoit l'ailier Nicolas Batum, cadre de l'équipe de France de basket qui se prépare depuis mercredi à Pau, et vise "au minimum les demi-finales", du 4 au 22 septembre en Slovénie.

Vous êtes désormais un habitué des préparations à Pau. En quoi celle-ci  diffère-t-elle des précédentes?
NB: "Il y a beaucoup de nouveaux qu'on n'avait pas l'habitude de voir ces  trois dernières années, beaucoup d'intérieurs. Il faut retrouver les  automatismes car cela fait un an qu'on ne s'est pas vu. La première semaine de  stage, les premières heures d'entraînement, c'est de la remise en forme, de la  remise en place. Tout le monde sort de vacances mais c'était plutôt pas mal".
   
Vous allez aborder un Euro qui s'annonce un peu plus ouvert, avec toutes  les absences annoncées?
On a un statut, de plus grandes attentes par rapport aux autres années.  Cet Euro va être bizarre, contrairement au dernier (en 2011) qui était le plus  fort de l'histoire. Il y a beaucoup d'absences, dans toutes les équipes, mais  cela va être très relevé. Nous aussi, on a deux trois forfaits mais on a une  équipe assez compétitive, qui n'a pas énormément de différences avec celle que  l'on avait l'an dernier aux JO. On n'est pas décimé comme certaines autres  équipes donc on a une carte à jouer. On va là-bas avec de grosses ambitions,  déjà la qualification directe pour les Championnats du monde (les 5 premiers de  l'Euro, voir les 6 si l'Espagne en fait partie), ce qui est le plus important,  et à partir de là, on verra".
   
Faut-il encore éviter l'Espagne? Existe-t-il un sentiment d'infériorité  par rapport à eux?
"Non. L'année dernière, il nous manque trois minutes pour les battre. Il  ne faut pas avoir ce sentiment-là. On croit en nos forces, on a des joueurs qui  sont là depuis un certain temps, un groupe qui joue ensemble depuis un certain  temps. On n'est pas n'importe qui. On peut perdre contre n'importe qui mais on  peut battre tout le monde. Le minimum, ce serait une demi-finale. Une médaille  serait l'idéal, la plus belle couleur, on l'espère, ce serait la continuité de  2011".
   
Quels sont les forces de ce groupe, quels arguments avez-vous en plus  par rapport à 2011?
"L'expérience. On a fait beaucoup d'erreurs ces dernières années, on a  appris de ça. Il y a un mélange d'expérience avec Tony (Parker), Mike  (Gelabale), Boris (Diaw), Flo (Pietrus) et moi et un renouvellement ou un  retour de quelques jeunes comme Evan Fournier, Antoine Diot ou Andrew Albicy.  C'est un bon mixte. L'intégration des jeunes est bonne, on les a fait souffrir  un peu au niveau du bizutage pour certains et on a encore quelques surprises  pour eux. On sait qu'ils vont nous aider à gagner, ils sont morts de faim,  motivés, ils ne sont pas impressionnés de toute façon. Ils jouent à fond leur  sélection, ils veulent y aller. Ca met un peu plus de combat et de  compétitivité dans l'entraînement".

AFP

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