Chalon
Blake Schilb au shoot | PACHOUD / AFP

Chalon vise le triplé

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En l'espace de six ans, Le Mans se retrouve pour la troisième fois en finale de Pro A après son titre en 2006 et son échec en 2010. Mais opposés à une équipe de Chalon disputant une quatrième finale cette saison et en quête d'un premier titre de Champion, les Sarthois doivent s'attendre à une rude confrontation ce samedi au Palais omnisports de Paris-Bercy.

Pourtant corrigés à domicile il y a deux semaines par Nancy (64-89) les joueurs de J.D. Jackson ont retrouvé confiance et fait depuis preuve d'une grande sérénité face à chacun de leurs adversaires. Il fallait avoir un gros mental pour aller chercher une victoire en Lorraine, puis confirmer à Antarès dans la prolongation en match d'appui. Il est fort à parier que le passeur Taylor Rochestie et le pivot brésilien Joao Paulo Batista joueront de nouveau un rôle décisif dans cette finale.

Le Mans attend un cinquième titre

Tombeurs de leur bête noire -Cholet (78-69)- en match d'appui, les Manceaux aborderont cette finale avec la satisfaction d'avoir déjà accompli une belle performance. Si sous l'appellation du MSB, l'équipe mancelle n'a enregistré qu'un titre, elle avait déjà décroché trois premiers trophées de champion de France du temps du Sporting Club Moderne (1978, 1979 et 1982). C'est donc avec une relative sérénité que les Sarthois aborderont la finale.

En face, Chalon qui a eu toutes les peines du monde à se défaire d'Orléans en demi-finale d'appui (83-81), dispute certes sa toute première finale de Pro A, mais la quatrième de la saison (et la sixième en 15 mois). Les coéquipiers de Blake Schilb -MVP étranger de la saison- ont déjà triomphé lors de la Semaine des As et de la Coupe de France, mais ont échoué en finale de l'Eurochallenge. Après avoir échoué à quatre reprises dans le dernier carré, l'Elan a cette fois la possibilité de réaliser un triplé, performance réalisée par Pau-Orthez en 2003.

Pour Gregor Beugnot, "samedi, c’est l’apothéose ou la frustration, c’est le match le plus intéressant", estime-t-il, précisant que le vainqueur sera celui "qui aura le mieux défendu". Beugnot a aussi toujours rappelé à ses joueurs que de toutes les finales, c'était bien celle de Bercy qui restait la plus importante à ses yeux.

Batum: "Quand Le Mans est outsider, il est fort"

Pour l'ancien Manceau Nicolas Batum, "ça va être une très belle finale entre la meilleure équipe de l'année, Chalon, qui n'a fait que des finales, avec le MVP, et Le Mans qui a connu des problèmes mais qui est pour moi la deuxième meilleure équipe de  l'année en termes de talent", a déclaré Batum à l'AFP. "Il y aura des duels de partout avec Batista-Aminu, Evtimov-Sommerville,  Charles (Kahudi) contre Schilb, Steed (Tchicamboud) contre Rochestie, Delaney contre Acker, ça va être pas mal. J'ai hâte de voire ça", a-t-il ajouté, tout en misant sur une victoire du Mans. "On va créer la surprise. Quand Le Mans est outsider il est fort. J'espère qu'ils vont le faire", a conclu l'ailier international de Portland.

Toute l'équipe de France qui est en pleine préparation à l'INSEP en vue des JO, assistera à la fois à la finale de la Pro A, mais aussi à celle de Pro B, opposant Boulazac à Limoges. Premier de la saison régulière, le CSP -déjà assuré de monter en Pro A- permet de fait à Boulazac -deuxième de la saison régulière- d'être également promu.

Romain Bonte