Céline Dumerc (Bourges)
Céline Dumerc (Bourges) | ATTILA KISBENEDEK / AFP

Bourges devra attendre

Publié le , modifié le

Battues en Slovaquie par Kosice (61-54) vendredi en 8e de finale retour, après avoir gagné le match aller (59-51), les filles de Bourges vont devoir passer par un match d'appui mercredi dans le Cher pour tenter de se qualifier pour le "Final Eight" de l'Euroligue dames.

A la peine offensivement, face aux grands gabarits slovaques, les Berruyères n'ont pas pu renouveler ce qu'elles avaient appliqué à l'aller, en usant leurs adversaires et en réussissant de belles séquences. Au contraire, elles se sont heurtées à un mur, et n'ont pas eu assez d'efficacité à mi-distance pour se mettre dans une bonne dynamique. Les championnes de France restaient sur trois victoires consécutives devant  Kosice, qu'elles avaient battu l'an passé dans le match pour la troisième place  de l'Euroligue, puis deux fois cette saison en phase de poules. Mais elles sont cette fois-ci passées à côté de leur match, revenant  seulement suffisamment près dans les dernières secondes pour se donner beaucoup  de regrets

Les Slovaques ont pris les rênes d'entrée portée par une Bojovic omniprésente (19 pts). Très à leur avantage à l'aller, les joueuses de Valérie Garnier ont péché  dans à peu près tous les secteurs de jeu. Elles ont complètement subi la défense slovaque, alternant entre  individuelle et zone, au cours d'une première période cauchemardesque. Après vingt minutes, elles n'avaient inscrit que 18 points, accumulant les  pertes de balle (19 au total) et connaissant une maladresse inquiétante à trois  points (3 sur 19 au final). Les Slovaques ont compté jusqu'à 17 points d'avance (35-18, 22e).

Dès lors conscientes qu'elles n'avaient plus grande chose à perdre, les  Berruyères se sont un peu libérées. Leur défense haute leur a permis de récupérer quelques ballons et de revenir un peu. Mais les coéquipières de Céline Dumerc, meilleure marqueuse (15 pts), qui a sonné la révolte dans le dernier quart-temps, ont trop souvent fait dans l'approximation pour pouvoir renverser la tendance.

Tout se jouera donc sur  une "belle", et cette fois-ci, les Berruyères n'auront plus le droit à l'erreur.

Christian Grégoire