Batum France USA dunk 082010
Nicolas Batum au dunk sur le parquet du Madison Square Garden | AFP - Nathaniel S. Butler

Batum : "On peut rivaliser avec ces équipes-là"

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Les trois échecs des Bleus en Amérique du Nord n'ont pas refroidi les ardeurs de Nicolas Batum. L'ailier tricolore espère surtout apprendre des erreurs commises au Canada et aux Etats-Unis pour réussir un bon Mondial en Turquie (28 août - 12 septembre). "On sait qu'on a quand même beaucoup de choses à travailler mais on peut vraiment grandir", a indiqué Batum après la défaite de la France au Madison Square Garden (86-55).

Q: Quelle est votre analyse de cette sévère défaite à New York ?
R: "On a joué deux matches en quelque sorte. On a fait un bon match, sérieux en première mi-temps, on les a empêchés de jouer, on était les yeux dans les yeux avec eux mais c'est vrai qu'ensuite on a commencé à se relâcher, on les a laissé jouer et on a été moins percutant en défense, moins physique, et une fois qu'ils avaient fait le trou, c'était dur de les rattraper. On a quand même vu qu'ils étaient humains et qu'on pouvait faire quelque chose contre eux. On doit apprendre de ce match, c'est quand même la première fois que ce groupe jeune affronte une équipe comme ça. Si nos joueurs cadres reviennent (Tony Parker, Ronny Turiaf, Mickaël Piétrus, Joakim Noah, Antoine Diot, Rodrigue Beaubois sont notamment absents, ndlr), on peut rivaliser avec ces équipes-là."

Q: Cela efface-t-il pour autant les tristes prestations au Canada ?
R: "Même si le score contre les Etats-Unis est assez large et même si on a fait des erreurs en raison de la fatigue et du manque d'expérience, on a montré un bien meilleur visage qu'à Toronto. Le Canada nous reste en travers de la gorge mais on sait qu'on pourra se venger au Mondial. Ce match contre les Etats-Unis va nous permettre de nous situer, d'apprendre sur nous-mêmes. On sait qu'on a quand même beaucoup de choses à travailler mais on peut vraiment grandir. On connaît nos limites actuelles, il va falloir bosser pour les surpasser et être prêt en Turquie. On peut avoir des ambitions. En tout cas, on sait maintenant ce qu'il ne faut pas faire."

Q: A titre personnel, vous avez semblé plus l'aise dimanche contre les Américains, vos adversaires en NBA, que vendredi contre le Canada...
R: "Je me suis senti mieux, j'étais plus libéré, peut-être parce que j'ai l'habitude de jour contre eux. J'avais envie de faire un gros match et d'être productif pour aider l'équipe (11 points, 4 rebonds, 4 interceptions) même si j'ai aussi fait de grosses erreurs (5 pertes de balle, 1 sur 5 à trois points). J'ai vraiment envie de corriger tout ça et d'être bon en Turquie."