Romain Bardet
Romain Bardet, le coureur français d'AG2R La Mondiale | DPPI - JULIEN BIEHLER

Bardet: un Tour qui offre "des libertés"

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Révélation française du 100e Tour de France, Romain Bardet était présent aux côtés de Froome, Contador et les autres stars du peloton lors de la présentation de la 101e Grande Boucle. Le symbole du changement de dimension du jeune coureur d’AG2R La Mondiale, meilleur français du dernier Tour (15e). Lui garde les pieds sur terre et se réjouit d’un parcours qui laisse sa chance aux "opportunistes".

Le parcours

"Il provoque de multiples réactions. Il est très beau avec différentes caractéristiques. Il y aura des péripéties d’entrée avec les pavés. Des coureurs qui ne joueront pas forcément une place au classement général pourront ainsi s’illustrer lors des étapes qui présentent toutes un profil différent. Les sprinteurs pour la première, les puncheurs pour la seconde et les coureurs de classiques sur les pavés. Les baroudeurs pourront aussi se montrer sur le Plancher des belles filles… C’est un parcours diversifié. Il y a une bonne alternance entre les différents profils et il n’y a pas trop de contre-la-montre, une étape qui cristallise un peu trop les positions, qu’il soit individuel ou par équipes. Il y a plus de libertés pour les baroudeurs et les opportunistes."

Les étapes

"L'enchaîenement des difficultés m’attire. Les formats réduits des étapes vont amener de la course dès le départ. J’apprécie aussi qu’il n’y ait pas beaucoup de chronos car ce n’est pas ma spécialité. Il y a un beau morceau l’avant-dernier jour, mais c’est l’avant-dernier jour. Une grosse partie de la hiérarchie aura été établie. Les Vosges ? Ce ne sont pas les Alpes, ni les Pyrénées, mais ça y ressemble. Je ne connais pas particulièrement ce massif, mais c’est de bon augure pour les baroudeurs et les opportunistes. Elles font partie des étapes que j’ai repérées, et la deuxième aussi qui arrive à Sheffield."

Le Tour, objectif de l’année

"C’est loin le tour de France. On se fixe des objectifs intermédiaires qui sont pour moi tout aussi important. Mais c’est clair que si on commence à y penser au mois d’octobre précédent… On est content de voir le parcours, mais faut pas trop s’y projeter parce qu’il y a du travail avant."

Giro, Vuelta ou Grande Boucle ?

"Je n’ai pas particulièrement regardé les parcours des autres tours, mais c’est la Grande Boucle qui m’intéresse le plus. Le Giro aussi parce qu’il est mythique, mais il est difficilement compatible avec le Tour de France, du moins lors de la même année. Chaque tour a ses spécificités. Même si le Tour de France n’est pas le plus dur sur le papier, de par son atmosphère, les tensions qu’il règne dans le peloton, c’est l’un des plus difficiles à gérer. Et quand on est Français, c’est vrai que c’est difficile de passer le mois de juillet dans le canapé."

La pression

"Je me la mets déjà tout seul. J’ai progressé chaque année depuis que je fais du haut niveau. Mes attentes personnelles vont être encore plus élevées cette année. J’ai essayé de faire fi cette pression extérieure, elle ne m’amènera pas à me surpasser. C’est mon exigence personnelle qui me fera avancer. Je vais être reconnu certes, mais je serai quand même tout seul à pédaler. Donc je vais garder la tête froide, je suis conscient du travail qu’il me reste à accomplir."

Vidéo: Bardet confie ses impressions au micro de FTVsport