Victoria Azarenka
Victoria Azarenka, à la peine sur le court Philippe Chatrier | AFP - THOMAS COEX

Azarenka frôle la catastrophe

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Numéro 1 mondiale, Victoria Azarenka a eu toutes les peines du monde à se défaire au premier tour de la modeste italienne Alberta Brianti (6)6-7, 6-4, 6-2 en 2h16. Menée 4-0 dans la deuxième manche, elle a su hausser son niveau de jeu pour s’en sortir. Au prochain tour, elle rencontrera Dinah Pfizenmaier, victorieuse de Caroline Garcia

Face à la modeste italienne Alberta Brianti, 105e mondiale, la numéro 1 a failli disparaitre du tableau féminin à la surprise générale (6)6-7, 6-4, 6-2 en 2h16 . Quart de finaliste l’an dernier, et attendue comme l’une des grandes favorites du tournoi après son début de saison tonitruant avec notamment sa victoire à l’Open d’Australie, la Biélorusse s’est montrée très en dessous de son niveau de jeu habituel. En face, son adversaire a joué sa carte à fond mais a manqué de jus pour conclure la partie, à 4-0 pour elle dans la deuxième manche.

Le tennis féminin se targuait il y a quelques semaines d’avoir trouvé une nouvelle patronne. Avec l’avènement de Victoria Azarenka à la première place mondiale, c’était le retour d’une hiérarchie bien établie et d’une stabilité aux sommets. Victorieuse à l’Open d’Australie, Sydney, Doha et Indian Wells, elle avait été impériale en début de saison, à l’image de ce que Novak Djokovic avait réussi chez les hommes en 2011. Mais voilà, à trop tirer sur la machine, son corps avait dit stop à Rome, où elle avait dû déclarer forfait pour soigner des problèmes à l’épaule. Etait-elle complètement remise pour ce premier tour ?

"Je ne voulais pas partir si vite"

Le fait est qu’elle est apparue très en deçà de son niveau de jeu habituelle avant de s'imposer (6)6-7, 6-4, 6-2. Dans la première manche, elle s'est montrée laborieuse, moins tranchante sur la ligne de fond de court, en se laissant dicter l’échange. Le jeu décisif n’a pas tourné à son avantage, perdu : 8/6 en une heure de jeu. La Biélarusse est ensuite passée tout près de la correctionnelle. Sous les yeux d’un Central médusé, elle s’est retrouvée menée 4-0 dans la seconde manche. Au bord du gouffre, son tempérament de championne a fait la différence. "Avant, j'aurais peut-être tout simplement baissé les bras, reconnait-elle, et je serais rentré à la maison. Je ne sais pas s'il y a un vol direct pour Minsk, mais je sais qu'il y en a un demain, je l'aurais peut-être pris. Aujourd'hui, je ne voulais pas partir si vite."

Comme à ses plus belles heures, elle a aligné six jeux consécutifs pour remettre les choses dans l’ordre, 6-4 en 43 minutes. Malgré quelques frayeurs dans la dernière manche, son tennis avait repris le dessus. Elle a conclu le match à 6-2. Au prochain tour, elle rencontrera Dinah Pfizenmaier, tombeuse de Caroline Garcia au premier tour.