Alsace reco Loeb 092010
Les reconnaissances du Rallye de France - Alsace | AFP - PATRICK HERTZOG

Un Grand Ballon pour prendre l’air

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Dans le massif vosgien, au nord-est de Mulhouse, le Grand Ballon n’a pas attendu le passage du rallye d’Alsace pour se faire un nom et prendre de la hauteur. Du haut de ses 1 424 m d’altitude et situé au coeur d’une spéciale de 24,5 km, il sera le premier juge de paix de la première journée.

En ce début d’Automne, aux prémices d’un hiver que les Alsaciens ont appris à apprivoiser en silence, le brouillard est comme chez lui sur les pentes du Grand Ballon. Bien souvent il pose son épaisse nappe blanchâtre en haut du col jusque dans la vallée de Thann quand il ne fait pas la causette avec la pluie sur un de ses versants. Oui, la météo est versatile dans cette région comme nous l'a confirmé le monsieur météo de Citroën, Guy Bottlaender. Une sorte d'Islande à la Française... Pour le brouillard, on devrait heureusement y voir plus clair vendredi. En revanche, la purée de pois sera au rendez-vous le lendemain, au pays d'Ormont. Ce n'est peut-être pas plus mal car la spéciale du Grand Ballon s'annonce rapide et vertigineuse. “Sur la portion la plus large (de la spéciale), cela peut être un souci et il faudra avoir effectué de bonnes reconnaissances pour savoir où l'on se situe sur la route”, explique le Vosgien Eric Mauffrey, engagé dans le Grand National où il dispute le Trophée Renault Clio R3. Heureusement, le tracé de la spéciale est tel qu’il devrait offrir un superbe terrain de jeu aux équipages et une première occasion de créer des écarts. Avec ses revêtements multiples, y compris des pavés dans la descente, l’adhérence sera la clé du succès.

"C'est une très belle spéciale, reprend le vainqueur de la Coupe de France 2007. Je la diviserai en trois parties. Tout d'abord, le départ s'effectue en montée sur une petite route forestière étroite et bosselée. Le deuxième temps fort intervient lorsque l'on rejoint la Route des Crêtes. Le profil change alors complètement. C'est habituellement un lieu très touristique. Les cars y sont nombreux donc la chaussée y est extrêmement large, jusqu'à 6 mètres parfois. Les arbres se font plus rares. On serpente entre les chaumes. Les virages s'enchaînant les uns après les autres, le pilotage est typé circuit. Le rythme s'accélère encore au point de devenir très rapide, car il n'y a pas de gros piège. Après le passage du Grand Ballon, la descente s'engage tout d'abord sur la Route des Crêtes, puis se produit le troisième changement de tempo. Il démarre au niveau du Col Amic où on emprunte une nouvelle route forestière. Si elle est également étroite, elle est en revanche moins bosselée, mais il faudra cependant être vigilant avec les freins." Lors des reconnaissances, la topographie a impressionné les pilotes, notamment la grande descente à flan de ravin où la moindre erreur se finira en contre-bas. On n'y gagnera pas le rallye mais on pourra certainement le perdre.