Sébastien Loeb de retour en WRC
Sébastien Loeb de retour en WRC | AFP - FREDERIC LE FLOC H - DPPI Media

Tour de Corse - Sébastien Loeb (Citroën) retrouve son jardin

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Pour sa deuxième apparition de la saison au volant d'une Citroën C3 WRC, Sébastien Loeb se confronte à un terrain qu'il a toujours apprécié: le rallye de Corse. Le nonuple champion du monde, sorti de sa retraite pour 3 courses, y a en effet excellé, avec quatre victoires consécutives (de 2005 à 2008). Et c'est l'un des deux seuls pilotes de l'histoire (avec Bernard Darniche) à avoir raflé toutes les spéciales lors d'une édition. C'était en 2005. Victime d'une crevaison au Mexique alors qu'il était en tête du rallye lors de son retour à la compétition, l'Alsacien veut redevenir l'empereur de Corse.

Le Tour de Corse et Sébastien Loeb. Deux légendes se retrouvent. Après plusieurs années de séparation, dûes à la disparition du rallye de Corse du championnat du monde (remplacé par le rallye d'Alsace) puis de la retraite de l'Alsacien, ces deux monuments n'avaient plus fait course commune. En 2018, ce sont des retrouvailles.

Ogier dans les traces de Loeb

Mais attention, entre le nonuple champion du monde, recordman de victoires en WRC (78), il y a désormais un troisième larron, qui se construit sa légende. Sébastien Ogier, est en quête d'un nouveau succès cette saison, lors de cette 4e manche. Victorieux à Monte-Carlo et au Mexique, le pilote Ford vise surtout une 6e couronne mondiale consécutive. "J'ai ma carrière de rallye derrière moi, alors que lui il est en train de se battre pour un titre", pondère Loeb au sujet de cette rivalité. 

Le mois dernier, au Mexique, pour sa première apparition au volant de la Citroën, Loeb avait mené les débats, avant de lâcher prise sur une crevaison pour finir en 5e position. "S'il réédite ce qu'il a fait au Mexique ce week-end, je serai encore plus impressionné, même si c'est sa surface de prédilection et qu'on sait la Citroën a priori très bonne sur asphalte", se méfie Ogier. "Le connaissant, il y a beaucoup plus de chances qu'il soit performant que l'inverse". 

Les Citroën souvent à l'aise ici

Les deux hommes ne se sont jamais affrontés en Corse. Mais leur rivalité chez Citroën avait conduit le plus jeune à quitter la marque au Chevron, pour devenir ensuite le successeur de son adversaire après son départ en "retraite". Avec cette 2e course sur les 3 auxquelles il doit participer, l'ancien patron de la discipline a l'opportunité de marquer son territoire. D'autant plus que l'an dernier, le Britannique Kris Meeke avait placé sa Citroën en tête, avant d'abandonner. La voiture marche donc bien. Et Sébastien Loeb est sans doute le pilote le plus habile pour trouver de la motricité sur les asphaltes qui en ont peu. 

Avec un parcours revisité, des spéciales plus longues (la 11e spéciale de 55.17km sera la plus longue depuis 1986), les compteurs sont-ils remis à zéro entre les deux Sébastien ?