Sébastien Ogier
Le pilote français Sébastien Ogier | AFP - WILLIAM WEST

Ogier s'impose dans le Rallye d'Australie

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Le Français Sébastien Ogier (VW Polo-R) a remporté le rallye d'Australie dimanche en devançant ses coéquipiers le Finlandais Jari-Matti Latvala et le Norvégien Andrea Mikkelsen à l'issue des 20 spéciales disputées dans la région de Coffs Harbour (Nouvelle-Galles du Sud). Le Français se rapproche à grands pas d'un deuxième titre mondial consécutif alors qu'il reste trois épreuves à disputer.

Après cette victoire - la sixième de sa saison et la 22e de sa carrière -  Ogier possède une avance de 50 points, soit l'équivalent de deux victoires -  sur son principal adversaire pour la couronne mondiale, son coéquipier  Jari-Matti Latvala. Le Finlandais, deuxième à 6,8 secondes après plus de 300 km de spéciales, a  fait mieux que se défendre, réalisant sept temps scratch (contre dix à Ogier),  dont la Power Stage. Sa tâche sera néanmoins plus difficile lors des deux  prochains rendez-vous - l'Alsace et la Catalogne - courus sur asphalte, ce qui  n'est pas sa spécialité. Avec le Norvégien Andreas Mikkelsen, bon troisième devant le Britannique  Kris Meeke, qui progresse un peu plus à chaque sortie au volant de sa Citroën  DS3, Volkswagen réussi un triplé historique et s'octroie un deuxième titre de  champion du monde des constructeurs avec un total provisoire de 348 points  contre 154 à Citroën, 146 à Ford et 141 à Hyundai.

Meeke en tête

Meeke, le seul avec les pilotes VW a avoir gagné des spéciales, avait  profité du balayage des pistes en terre effectué par Ogier et Latvala, partis  en tête du fait de leurs classements au Championnat, pour mener la course  vendredi de l'ES3 à l'ES6. Des super-spéciales (ES7/ES8), bien arrosées par les organisateurs qui avaient également décidé d'inverser l'ordre des départs, l'avaient obligé à  lâcher prise et à laisser s'expliquer entre eux les pilotes VW. D'autant que le soir même, le Britannique se voyait pénaliser d'une minute pour avoir coupé un  virage dans l'ES6. Ce qui permettait à Mikkelsen de pointer son capot et de  parfaire le succès qui s'esquissait. La grosse empoignade entre Ogier et Latvala pouvait alors se poursuivre et  s'est jouée pour une bonne part - vu la faiblesse des écarts à l'arrivée - grâce à un choix de pneus hasardeux mais finalement convainquant d'Ogier dans  la deuxième journée.

Ogier fait le bon choix

Passé à la régulière par son équipier Latvala dans la matinée de samedi, le  champion du monde français a tenté un pari osé juste avant le départ du second passage dans l'ES11 Nambucca (48,9 2km). Alors que les prévisions météorologiques faisaient état de possibles averses, Ogier optait pour trois pneus durs et un pneu tendre tandis que Latvala mixait les deux gommes  uniformément. Résultat, bien qu'en retard de 4 secondes à l'issue de l'ES10, Ogier terminait l'ES14 et la deuxième journée avec 11,8 secondes d'avance sur  le Finlandais. Un écart qu'il réussissait à gérer au cours d'une troisième journée assez terne sauf pour le malheureux Mads Ostberg (Citroën DS3), obligé d'abandonner  sa sixième place pour plonger à la 16e en raison d'un bris de suspension dans  les deux dernières spéciales. Une place d'honneur récupérée par le Néo-Zélandais Hayden Paddon, venu presque en voisin. Le pilote Hyundai précède au classement général son  coéquipier le Belge Thierry Neuville qui, après avoir réalisé un excellent  début de rallye, cassait sa suspension dans l'ES5 et perdait deux minutes et  tout espoir de succès après celui obtenu en Allemagne fin août.

AFP

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