Sébastien Ogier, Wolkswagen
Sébastien Ogier au volant de sa Volkswagen | ALFREDO ESTRELLA / AFP

Ogier maître du Mexique

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Sébastien Ogier (Volkswagen) a accentué très nettement son avance sur ses adversaires, à l'issue de deuxième journée du Rallye du Mexique, se jouant, contrairement à eux, de toutes les embûches placées sur son parcours. Vainqueur de cinq des sept spéciales de la journée, le Français possède dorénavant près de trois minutes d'avance sur ses poursuivants, le Finlandais Mikko Hirvonen (Citroën) et le Belge Thierry Neuville (Ford).

Alors qu'il ne reste qu'une seule spéciale -mais longue tout de même de 55 km- à disputer dimanche, Sébastien Ogier a quasiment assuré son succès final dans un rallye où il a su faire preuve d'une impressionnante maîtrise. Mais le Gapençais ne veut pas s'enflammer car il sait aussi que bien des paramètres peuvent entrer en ligne de compte.  "L'étape de demain est très longue (Ndlr: l'ES21 fait à elle seule près de 55 km), donc il faudra être concentré. On va être prudent, ne prendre aucun risque. La voiture est parfaite. On se dit que le meilleur moyen de rester concentré c'est de prendre du plaisir", a commenté Ogier qui sait aussi qu'il a vu le sort s'acharner toute la journée sur ses adversaires.

D'abord dans la première spéciale lorsque Mads Ostberg (Ford), qui avait signé quatre succès vendredi et ne se trouvait qu'à 40 secondes du Français, se retrouva victime d'une panne électrique alors qu'il empruntait la route de liaison entre l'ES14 et l'ES15. Privé de son principal adversaire, Ogier se devait alors de prendre du champ  Hirvonen, devenu son nouveau dauphin distancé à un peu plus d'une minute. Pour ce faire, Ogier remporta l'ES15, la plus longue de la journée mais aussi l'ES 17 vant de frôler la catastrophe dans l'ES18.
Barrant la piste, un portail avait été refermé obligeant la Polo R des leaders à s'arrêter en pleine course.  "J'espère que les organisateurs vont nous rendre le temps perdu car on était à moins 7 secondes sur Latvala - qui a finalement signé la victoire - à ce moment, on méritait le scratch. Ce serait logique qu'ils nous rendent les 40 secondes perdues.", a indiqué Sébastien Loeb

Une requête qui ne sera sans doute pas suivi d'effet. D'autant que ce possible acte de malveillance n'a pas eu finalement de conséquence fâcheuse sur le déroulement de la course car Hirvonen, qui aurait pu en profiter, a été victime au même moment d'une crevaison qui lui a fait perdre 90 secondes sur Ogier .

Le Français presque déjà vainqueur, la bagarre s'est donc déplacée pour la deuxième place entre Hirvonen et Neuville séparés de seulement sept secondes
 

Christian Grégoire