Ogier grand favori en Argentine

Ogier grand favori en Argentine

Publié le , modifié le

Le champion du monde en titre, le Français Sébastien Ogier (Volkswagen), veut continuer à marcher sur les traces de Sébastien Loeb, son illustre prédécesseur, et inscrire son nom au palmarès du rallye d'Argentine qui débute jeudi par une super-spéciale à Villa Carlos Paz. C'est en Argentine, il y a tout juste un an, que le nonuple champion du monde a remporté sa 78e et dernière victoire en WRC, dans un pays où il est une véritable idole (8 victoires d'affilée) pour un peuple qui adore rouler pied au plancher. Ogier rêve de l'imiter.

Le Français est le grandissime favori car il reste sur trois victoires en quatre rallyes cette saison. Seule la Suède lui a échappé, la neige et la boue ayant été favorables à son coéquipier Jari-Matti Latvala. Volkswagen apprécie l'Argentine à tous points de vue et le terrain devrait lui convenir. Il comporte des spéciales très longues, avec de grosses différences d'altitude, certaines très sinueuses, de la terre et des cailloux, des passages à gué. La marque allemande a déjà prouvé beaucoup en ce début de saison, mais à la première spéciale, tout le monde repart de zéro. Et cette spécificité devrait lui permettre de faire valoir toutes ses qualités et celles de son pilote-phare.

Citroën en trouble-fête ?

Des spéciales, il y en aura 14, toutes très différentes et certaines très longues, comme la fameuse "Ascochinga" (51,88 km) à parcourir deux fois vendredi, ou les quatre spéciales de samedi qui font toutes 40 km de long. Dans cette configuration, VW devra aussi compter sur la concurrence des Citroën DS3 pour qui l'expérience accumulée tout au long de neuf campagnes victorieuses sur ces pistes, depuis la victoire de Carlos Sainz en 2004, sera cruciale. Pour cela, la marque aux chevrons comptera beaucoup sur le Norvégien Mads Ostberg, qui était sur le podium de l'édition 2012 à Cordoba.

Dans la bagarre en Argentine, il y aura aussi Mikko Hirvonen, le pilote Ford, qui vient de terminer 2e au Portugal. Et pour les places d'honneur, une surprise pourrait venir de Thierry Neuville, le Belge de chez Hyundai, qui avait permis à la marque coréenne de monter sur le podium au Mexique. La seule condition ? Aller au bout de 405 km de spéciales dans des conditions parfois extrêmes, surtout si la météo s'en mêle.

Christian Grégoire