Sébastien Ogier
Sébastien Ogier dans sa Polo-WRC | AFP

Ogier fait honneur à son nouveau statut

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Sébastien Ogier, en perdition vendredi au lendemain de son sacre, a spectaculairement redressé la barre samedi lors de la 3e étape du rallye de France et s'est remis dans le sens de la victoire.

"Quelle bagarre !", s'est exclamé le Français au soir de l'avant-dernière étape d'une épreuve alsacienne qui tient toutes ses promesses et dont le leader, pour quelques dixièmes de seconde, était samedi le Finlandais Jari-Matti Latvala. La bataille de prestige qu'Ogier livre à Sébastien Loeb a effectivement fait rage tout la journée dans la région de Colmar, le pilote VW parvenant à revenir sur le nonuple champion du monde et même à le dépasser alors que 16 secondes séparaient les deux hommes au départ samedi matin.

La journée de dimanche avec ses six spéciales (56,5 km chronométrés) s'apparentera à un thriller: les quatre premiers pilotes au classement se tiennent en cinq secondes ! Latvala qui a ravi la tête au Belge Thierry Neuville, possède un avantage de quatre dixièmes de seconde sur l'Espagnol Dani Sordo. Troisième et quatrième, Ogier et Loeb pointent respectivement à une seconde et demi et cinq secondes de la tête. Une misère...

Neuville craque

Leader vendredi soir, Neuville (Ford, 5e) n'est lui plus dans le coup après avoir perdu plus d'une minute dans une crevaison (ES11) suite à une touchette avec une bordure. Ils sont donc quatre à jouer la victoire. Deux pilotes Citroën (Loeb et Sordo) et deux Volkswagen (Ogier et Latvala). Quatre hommes qui devront forcément prendre des risques dans l'optique de la victoire finale. "On n'aura pas le choix", prédit Ogier. Show devant ! Revenu du diable vauvert, ce dernier a eu une réaction de champion samedi. Le Gapençais se devait d'attaquer s'il voulait refaire les presque 30 secondes de retard qui le séparaient de la tête.

Cinq scratches pour Ogier

Prenant "tous les risques", il a rendu une excellente copie, signant cinq des sept meilleurs temps de la journée, Loeb et Neuville s'appropriant les deux autres scratches. "J'ai attaqué, sans retenue. Il le fallait car tout le monde est à fond aux avant-postes. Après la difficile journée d'hier, il fallait réagir", expliquait le pilote de la Volkswagen Polo-R. Le moral (re)gonflé à bloc, le Haut-Alpin partira dimanche "le couteau entre les dents" bien décidé à ne pas laisser Loeb lui gâcher son week-end de sacre mondial.

Un Sébastien Loeb un peu abattu samedi soir au terme d'une journée "compliquée". "Je ne suis pas content de la voiture qui survire énormément. Ça a posé problème toute la journée. J'ai dû me contenter de limiter les dégâts. Mais il ne faut pas être trop déçu car nous sommes toujours dans le coup", analysait l'Alsacien qui vivra dimanche sa dernière journée au volant d'une WRC. Une journée d'autant plus particulière qu'elle se terminera à Haguenau, son village natal, devant des milliers de spectateurs acquis à sa cause. Des privilégiés qui devraient assister à un fameux final. Les bouteilles de Crémant sont au frais. Reste à savoir qui les débouchera d'Ogier, de Loeb ou d'un trouble-fête venu d'Espagne ou de Finlande...

AFP