Sébastien Ogier
Le Français Sébastien Ogier au volant de la Polo-R | AFP - ANDREAS SOLARO

Ogier en favori au Monte-Carlo

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Sébastien Ogier (Volkswagen), qui a succédé l'an dernier à Sébastien Loeb, espère étrenner son premier titre mondial en remportant cette semaine le Rallye Monte-Carlo en ouverture du Championnat du monde des rallyes (WRC).

Honneur au champion, la 82e édition du rallye le plus connu au monde débute  jeudi matin sur ses terres des Hautes-Alpes, autour de sa ville natale de Gap.  Et Ogier est d'autant plus favori que Loeb, sept fois vainqueur en Principauté, n'est plus là du tout. Le nonuple champion du monde alsacien n'a disputé que quatre manches du WRC  l'an dernier, en remportant deux (Monte-Carlo, Argentine), puis il s'est  définitivement reconverti sur circuit. Ogier a remporté les deux autres duels  avec son glorieux aîné (Suède, Alsace), sur la voie royale d'une saison 2013 conclue par un premier sacre amplement mérité.

Ogier a déjà remporté le "Monte-Carl" en 2009, mais c'était à ses débuts en  rallye, dans une Peugeot 207 aux couleurs de Michelin, et en ouverture du  Challenge intercontinental des rallyes (IRC), moins coté que le Mondial WRC.  L'ancien moniteur de ski d'Orcières-Merlette est ensuite devenu pilote officiel  Citroën, aux côtés de Loeb, puis il est passé chez Volkswagen et a fait débuter  la Polo-R, il y a tout juste un an, en signant un temps scratch mémorable dans  la toute première spéciale, pour marquer le coup, puis terminant sagement à la  2e place, derrière l'inévitable Loeb.

Depuis un an, tout a changé, et pas seulement l'identité du champion du  monde en titre. Quatre marques sont en effet au départ de ce 82e Monte-Carlo,  une première depuis l'édition 2008 (Ford, Citroën, Subaru et Suzuki). Hyundai  rejoint en effet le club très "sélect" du WRC cette année, à l'issue d'une  préparation intensive et avec des moyens conséquents, autant techniques  qu'humains.

Effectifs chamboulés

Le Belge Thierry Neuville (ex-Ford), dauphin d'Ogier en 2013, sera le fer de lance de la marque coréenne en 2014, et plusieurs pilotes se succèderont  dans la deuxième i20, selon les surfaces, à commencer par l'Espagnol Dani Sordo  (ex-Citroën) cette semaine. Si cette saison de rodage est aussi réussie, ou  presque, que celle de VW l'an dernier, les fans de rallye vont se régaler. En dehors de VW, chez qui le Finlandais Jari-Matti Latvala a conservé son  baquet, les effectifs ont été chamboulés. Son compatriote Mikko Hirvonen,  décevant chez Citroën, est rentré au bercail, chez Ford. Il aura à ses côtés le  Polonais Robert Kubica, ex-pilote de Formule 1 et champion 2013 de la catégorie  WRC-2 pour sa première saison complète en rallye.

Citroën a revu ses ambitions à la baisse, en recrutant le jeune Norvégien Mads Ostberg (ex-Ford) et le Britannique Kris Meeke, qui a peu d'expérience en  WRC. La marque française visera quelques coups d'éclat ponctuels, pendant que  Loeb dispute le Championnat du monde des voitures de tourisme (WTCC). Elle  renvoie aussi l'ascenseur, en ne disparaissant pas brutalement, à cette  discipline qui lui a tant apporté.

Le départ symbolique a été donné lundi soir à Monaco, et la séance d'essais  ("shakedown") est prévue mercredi matin près de Gap. Elle ne servira pas à  déterminer l'ordre de passage dans la première spéciale, prévue jeudi matin.  Car c'est bien Ogier, le héros local, avec son numéro 1, qui ouvrira le bal  devant des milliers de fans. L'Automobile Club de Monaco (ACM) a concocté un menu copieux avec 383 km  chronométrés, tout au long de 15 épreuves spéciales réparties sur trois jours.  Le tout devrait être arrosé de pluie, de verglas et de neige. Tout se terminera  samedi dans les Alpes-Maritimes, derrière Nice, autour du fameux col de Turini. 

AFP

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