Hyundai i20 Neuville Monte Carlo
Thierry Neuville sur sa Hyundai | FRANCOIS BAUDIN / AUSTRAL / DPPI MEDIA

Neuville leader du Rallye Monte Carlo

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Le Belge Thierry Neuville (Hyundai) s'est fermement installé aux commandes du 85e Rallye Monte-Carlo vendredi, et Sébastien Ogier (M-Sport), parti à la faute le matin, va devoir s'employer pour espérer s'imposer dimanche. Le quadruple champion du monde en titre avait prévenu avant le départ qu'il s'agirait sans doute "d'une des éditions les plus piégeuses du Monte-Carlo depuis longtemps".

Ce constat a pris une résonance tragique après l'accident du Néo-Zélandais Hayden Paddon jeudi soir, qui a provoqué la mort d'un spectateur. Et les spéciales de ce vendredi ont été disputées dans des conditions difficiles. 

Ogier part à la faute 

A son corps défendant, Ogier, vainqueur de 38 rallyes en WRC, a lui-même illustré son propos dès les premiers kilomètres de la troisième spéciale entre Agnières-en-Dévoluy et Le Motty, quand, suite à un dérapage incontrôlé, sa Ford Fiesta a fini  dans un fossé. Le Gapençais s'en est sorti heureusement sans casse mais a perdu une quarantaine de secondes dans l'affaire, soit à peu près l'écart le séparant de Neuville en fin de journée.

Comme on le pressentait avant le début de la saison 2017, le Belge s'affirme, avec sa Hyundai i20, qui paraît bien née, comme le grand rival du Français de 33 ans. Son statut de favori pour le titre reste encore en question mais s'affirmerait évidemment en cas de succès à Monaco dans deux jours. Le Belge de 29 ans compte en effet seulement deux victoires en WRC pour 19 podiums, dont sept obtenus la saison passée où il a terminé, une nouvelle fois après 2013, vice-champion du monde derrière Ogier. Sur le Monte-Carlo, il a abandonné lors de ses trois premières participations avant de finir 5e en 2015 et 3e en 2016.

Rien n'est joué


On en saura déjà un peu plus samedi à l'issue de cinq spéciales, soit plus de 120 km chronométrés, qui s'annoncent encore très compliquées. Ogier va tenter d'y relever le difficile challenge qu'il s'est choisi après le départ de Volkswagen en décidant de rejoindre la plus petite écurie du championnat WRC, M-Sport, qui n'a pas remporté de rallye depuis 2012. Ayant bénéficié de très peu de jours de préparation au volant de la Fiesta, il espérait gommer ce désavantage en s'appuyant sur son expérience et sur l'incertitude liée aux nouvelles réglementations augmentant la puissance des voitures. Et il est vrai, qu'à part Neuville et son propre coéquipier, l'Estonien Ott Tänak, vainqueur de l'ES3 le matin, la concurrence est cette année encore assez loin derrière sur son rallye préféré et qu'il a déjà remporté quatre fois.

"Je ne suis toujours pas satisfait à 100% de mes réglages, donc on a du travail à faire à ce niveau, mais on va faire de notre mieux et ce rallye est loin d'être fini", prévient le Français.
"Un écart de quarante secondes ça ne signifie rien au Monte-Carlo", a pareillement souligné Neuville. "Avec ces conditions, on peut vite se faire avoir", a-t-il ajouté. Les deux journées à venir s'annoncent donc très disputées. 

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